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apic/Pape/Académie pontificale pour la vie

Rome: Consignes du pape à l’Académie pontificale pour la Vie (201195)

Ne pas oublier les instances de l’ethique dans la recherche scientifique

Rome, 20 novembre(APIC) «Intégrer» les résultats de la recherche scientifique avec les «instances de l’éthique», et suivre l’évolution de la «naissance du ’bio-droit’ et de la ’bio-politique sur le plan législatif, sont

les deux axes de «travail urgent» que Jean-Paul II a assigné à l’Académie

pontificale pour la Vie. Cette dernière tient sa deuxieme Assemblée Générale du 20 au 22 novembre 1995, au Vatican, sous la présidence de son nouveau

president, le professeur Juan de Dios Vila Correa – qui a succédé au professeur Jérôme Lejeune – décédé – et en présence d’une soixantaine de participants.

«L’Académie pontificale pour la Vie» est appelée à devenir un point de

référence avant tout pour les intellectuels catholiques, observe Jean-Paul

II, mais elle est également appelée à travailler, à une époque particulièrement importante, pour l’orientation de la recherche biomédicale et pour

le développement des législations sociales.

Faire prévaloir le point de vue éthique

En effet, précise le pape, le développement rapide et merveilleux des

sciences médicales ne doit pas seulement se mesurer selon les lois de la

validité scientifique, mais aussi selon le point de vue éthique. Il est

donc «urgent» d’offrir à ceux qui travaillent en ce domaine, la lumière de

l’éthique rationnnelle et celle de la révélation chrétienne.

Le pape a ensuite encouragé les membres de l’Académie pontificale pour

la Vie, à travailler sur un second axe, «celui du droit» en vertu des «législations qui sont en train d’être appouvées, et qui contiennent des éléments en contradiction avec les exigences des valeurs fondamentales de

l’homme». Jean-Paul II a cité en particulier les lois sur «l’avortement et

sur l’euthanasie», des «lois injustes et nocives pour le bien de l’homme et

de la société».

Il a enfin suggéré à l’Académie «d’étudier les législations des différents pays en vue de parvenir à une définition précise de la méthodologie

de travail et des instruments opérationnels», destinés «aux croyants engagés dans la réflexion philo-juridique et dans l’action législative et à qui

il est demandé une préparation vraiment sérieuse en ce domaine.» (apic/jmgba)

20 novembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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