apic/Pape/AlexisII «Sommet» prévu

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Rencontre entre le pape et Alexis II avant la fin de l’année?

Genève, Vienne ou le Moyen-Orient pourraient servir de cadre

Rome, 9juillet(APIC) Le pape et le patriarche Alexis II pourraient se rencontrer, confirme-t-on de sources oecuméniques. Plusieurs lieux sont d’ores et déjà avancés pour accueillir ce rendez-vous qualifié de «Sommet». Y compris la ville de Genève, affirment les mêmes sources. Qui assurent que Rome et mosacou s’activent pour préparer cette rencontre.

La première rencontre historique entre un pape et un patriarche de Moscou – Jean-Paul II et Alexis II – aura sans doute lieu

fin 1996 ou début 1997, au Moyen-Orient. Les mêmes sources confirment que l’hypothèse selon laquelle ce «sommet» aurait lieu en

septembre, en Hongrie, semble désormais abandonnée.

Depuis un certain temps la possibilité d’une rencontre entre

le chef de l’Eglise catholique romaine et celui de l’Eglise orthodoxe russe est ouvertement et de plus en plus évoquée. L’Abbé

de l’abbaye bénédictine hongroise de Pannonhalma, Imre Asztrik

Varszegi, avait soutenu, début 1996, que la rencontre entre le

pape et le patriarche aurait lieu dans cette abbaye. Plus récemment, il avait même précisé que ce rendez-vous historique aurait

lieu les 6 et 7 septembre, lors de la venue du pape à l’occasion

de la célébration du millénaire de la fondation de l’abbaye.

Le mois dernier, l’abbé Varszegi avait cependant déclaré qu’il

était désormais «très difficile» que la rencontre de Pannonhalma

puisse se dérouler. Selon lui, les «Russes ont tout arrêté»,

alors que le projet, préparé depuis plusieurs mois, était déjà

bien avancé.

Si on avance la fin 1996 ou le début 1997 pour une telle rencontre, en revanche, avancent les mêmes sources, «le problème du

choix du lieu est plus complexe. Le pape et le patriarche

seraient heureux que cette rencontre puisse se dérouler en Terre

sainte et ou en un autre endroit lié à des événements clés pour

le christianisme».

Jérusalem écartée

Selon ENI, qui cite des sources diplomatiques, Jérusalem semble écartée en raison de la situation politique actuelle, au même

titre d’ailleurs qu’Israël et les Territoires palestiniens. La

Ville sainte, après neuf siècles de division, avait accueilli en

1964 la première rencontre entre un pape, Paul VI, et un patriarche de Constantinople, Athenagoras Ier.

La Secrétairerie d’Etat du Vatican et le Département des affaires religieuses extérieures du Patriarcat de Moscou examinent

d’autres possibilités, laisse-t-on entendre. L’hypothèse de Damas

(la ville où a eu lieu la conversion de l’apôtre Paul) semble

abandonnée. D’autres sources évoquent aujourd’hui la Jordanie ou

Chypre.

Si, pour des raisons politiques générales ou à cause de problèmes ecclésiologiques insolubles, le Moyen-Orient devait se révéler inapproprié, la rencontre pourrait alors être programmée à

Genève, ou à Vienne, assure-t-on encore du côté de Genève.

La préparation de la rencontre entre le pape Jean-Paul II et

le patriarche Alexis II montre que le dialogue entre Rome et Moscou se poursuit. Il n’en reste pas moins qu’entre les deux il

resste à régler de nombreux et délicats problèmes, liés en particulier au prosélytisme et à l’uniatisme. (apic/eni/pr)

9 juillet 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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