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Rome le pape a reçu le premier ambassadeur de Slovaquie près le Saint-Siège
Rome, 7juin(APIC) La Slovaquie traverse une «phase délicate de transition», a relevé le pape en recevant, le 4 juillet, les lettres de créances
du premier ambassadeur slovaque près le Saint-Siège, Anton Neuwirth.
Jean-Paul II n’a pas manqué de le préciser: l’établissement de relations
diplomatiques entre la Slovaquie et le Saint-Siège est en quelque sorte le
fruit du voyage «historique» du pape en Bohême, en Moravie et en Slovaquie
en avril 1990. Méditant sur les liens entre «culture et foi», le pape a jugé «plus pertinente que jamais» une réflexion sur «le risque pour le continent européen de sous-évaluer les dimensions des valeurs humanistes au profit des aspects économiques. Ces derniers ont une grande importance, mais
pas au point de fonder et de soutenir à eux seuls un «éthos», une perception commune des choses».
Entre l’Etat slovaque et l’Eglise, le pape considère les relations
«pleines de promesses et de développement» pour pouvoir «rétablir un régime
d’équité et de pleine légalité». Il s’est réjoui de voir déjà en place les
lois relatives à la restitution des biens ecclésiastiques confisqués et la
législation sur l’enseignement de la religion dans les écoles publiques.
Restent à organiser, selon Jean-Paul II, «la présence de l’Eglise dans des
milieux qui l’excluaient il y a peu de temps encore: les hôpitaux, les écoles, les prisons, les casernes, les moyens de communication sociale, le
monde de la culture».
L’Eglise «ne demande pas de privilège», a souligné le pape, mais «désire
seulement servir le bien commun» et notamment «contribuer à la renaissance
spirituelle de la Slovaquie» après la longue période communiste.
L’ambassadeur slovaque Anton Neuwirth, 73 ans, fut l’un des trois candidats à se présenter aux élections présidentielles au lendemain de l’indépendance de la Slovaquie, proclamée le 1er janvier 1993. (apic/jmg/pr)



