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apic/Pape(Angélus

Rome: Jean Paul II encourage les négociateurs de Dayton lors de l’Angélus

Rome, 19 novembre(APIC) Le pape Jean Paul II a exprimé dimanche ses encouragements aux personnes engagées dans les négociations sur les Balkans qui

se tiennent actuellement à Dayton, aux Etats-Unis. «Les conversations en

cours à Dayton font grandir l’espérance de la paix dans les Balkans», a-til déclaré au cours de l’Angélus.

«Après quatre ans de souffrances, de morts et de destructions, il semble

que ces populations éprouvées puissent entrevoir des jours meilleurs», a

dit le pape, en s’adressant aux négociateurs pour qu’ils mettent un terme à

ce conflit dramatique, par une paix juste et durable.

Il a souhaité que «la communauté internationale continue avec persévérance à favoriser ce chemin de paix afin que, dans cette partie de l’Europe

finissent par fleurir la réconciliation, la coexistence pacifique et la

fraternité».

Le pape s’est ensuite adressé aux femmes, à l’occasion de la Journée des

migrants, en Italie. Une journée du reste placée sous le thème «Femme: prophétie d’une société nouvelle», dans le sillage de la Conférence de Pékin.

Les femmes immigrées, a relevé le Pape, «ont toujours joué un rôle décisif en insufflant la confiance en des lendemains meilleurs. Elles gardent

la famille unie et conservent les valeurs religieuses et morales de leurs

peuples.» Le Pape a enfin exprimé son souhait pour qu’elles trouvent une

place dans la société italienne. Il est douloureux de les savoir parfois

méprisées et exploitées».

Le pape, a encore évoqué la Journée «Pro orantibus», en faveur des moniales et des monastères en difficultés, en invitant à la solidarité spirituelle et matérielle avec ces soeurs «qui se consacrent toute leur vie à la

prière et au sacrifice». Le pape a ensuite poursuivi sa réflexion sur les

évêques, en appelant de ses voeux «que dans leur ministère, qui n’est pas

facile, ils soient toujours plus conformes à l’image du bon pasteur.

Etre bon pasteur, a-t-il dit, c’est être serviteur. Tout d’abord, le ministère de l’évêque est au service du peuple de Dieu: la Constitution sur

l’Eglise parle donc de la «sainte hiérarchie» seulement après avoir parlé

du peuple de Dieu. Pour ce service, les évêques, successeurs des Apôtres

«par institution divine», reçoivent la «plénitude du sacrement de l’Ordre»,

qui leur permet d’assumer les fonctions du Christ «maître, pasteur et prêtre».

Etre bon pasteur, c’est l’être pour toute l’Eglise. Ensuite, les évêques, rappelle le Pape, exercent ce ministère dans la «communion hiérarchique d’un unique collège», relié au «collège apostolique», et dont la tête

est «le successeur de Pierre». Le Pape a encore mentionné l’internationalisation de la curie romaine, à l’institution des Conférences épiscopales ,

et au Synode des évêques, institué par Paul VI selon le voeu des Pères conciliaires, et dans lequel se manifeste «la sollicitude de l’Eglise universelle», à laquelle les évêques sont appelés à collaborer avec le pape.

Finalement, a conclu Jean Paul II, le bon pasteur est toujours celui

d’une Eglise particulière. L’évêque doit, comme le Christ, «enseigner,

sanctifier, gouverner». Il le fait avec une «autorité spécifique» pour la

«communion» et pour un «service». Il doit être un «vrai père», qui sache

«écouter et mettre en valeur tous les charismes, prêts à accueillir les

exigences légitimes de tout croyant». Pour la collaboration entre tous,

prêtres, religieux et laics, le pape a enfin rappelé l’importance du Conseil pastoral diocésain. (apic/jmg/pr)

19 novembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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