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Rome: 30 ans après la clôture de Vatican II (151095)
Le «nouveau printemps de l’Eglise», dit le pape lors de l’Angélus
Rome, 15octobre(APIC) Le pape Jean Paul II a dressé le bilan de ce qu’a
apporté à l’Eglise le Concile Vatican II. Evoquant en outre les 30 ans qui
se sont écoulés depuis. Un Concile que le pape a qualifié de «Nouveau printemps de l’Eglise», lors de l’Angélus de dimanche.
«Un événement providentiel pour l’Eglise contemporaine», un «nouveau
printemps de l’Eglise», le Concile Vatican II n’a pas été une «rupture avec
le passe», mais une mise en valeur «du patrimoine de toute la tradition ecclésiale» qui voulait orienter la réponse des fidèles «aux défis de notre
époque». Trente ans plus tard, c’est le moment d’un «examen de conscience»:
«Le message du Concile est-il passé dans la vie, les institutions, dans le
style de l’Eglise?»
A l’Angélus de dimanche, le Pape Jean-Paul II a donc évoqué les 30 ans
du Concile Vatican II qui s’est conclu le 8 decembre 1965. Dans la perspective du Jubilé de l’an 2000, le pape continuera à souligner les principaux
acquis du Concile lors des prochains Angélus.
Pour le pape, ce qui différencie Vatican II des Conciles précédents, est
qu’il n’a pas été motivé par un problème doctrinal ou pastoral particulier.
Il «a voulu être un moment de réflexion globale de l’Eglise sur elle-même
et sur ses rapports avec le monde». La «fidélità à son Seigneur» et les
«grands changements du monde contemporain» l’exigeaient.
Le Pape a salué en conclusion ses prédecesseurs. Face aux «prophètes de
malheurs», Jean XXIII, le «courageux, doux et persévérant» initiateur du
Concile, a su «donner le ton de l’espérance», avec une inébranlable confiance dans l’action de Dieu. Paul VI, l’a conclu grâce à sa «grande intelligence» et son non moins «grand coeur». Il s’agit donc maintenant de «relire
le Concile» pour «en recueillir les indications et en assimiler l’esprit»,
avec Marie, proclamée «Mère de l’Eglise» au cours de ce même Concile par
Paul VI.
Peu après l’Angélus, le Pape a évoqué le 17 octobre, devenue la Journée
Mondiale du Refus de la misère, créée le 17 octobre 1987 à l’initiative du
Père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD quart monde. Une journée
aujourd’hui reconnue par l’ONU. (apic/jmg/pr)



