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Rome: Jean-Paul II évoque sa visite en Belgique (070695)

Occasion d’une prière ardente pour la paix

Rome, 7juin(APIC) Jean-Paul II a dressé le bilan de sa visite pastorale

en Belgique lors de l’audience générale de mercredi. Cette visite, «et surtout la béatification du Père Damien, est devenue, a-t-il dit, une étape

importante sur le chemin de la préparation du troisième millénaire».

Devant les 13’000 pèlerins présents à l’audience, le pape a commencé par

rappeler les liens qui l’unissent à ce pays. «La Belgique est une nation et

une Eglise auxquelles je suis particulièrement attaché depuis mes études à

Rome, quand j’étais au Collège Belge», a-t-il expliqué. Le pape a rappelé

le but de sa visite: la béatification du Père Damien, le jour même de la

Pentecôte, «qui donnait une particulière éloquence à cet événement», car

l’Esprit Saint est «la source» et «l’artisan» de la sanctification.

Le pape s’est réjoui que la cérémonie, «malgré la pluie», ait été «très

recueillie». Le lieu même de la béatification, la basilique de Koekelberg,

«construite par l’Eglise belge à la fin de la première guerre mondiale, qui

fit de nombreuses victimes», a rappelé à Jean-Paul II sa précédente visite,

et tout particulièrement «le grand cimetière de la guerre d’Ypres, près de

Gand, où j’avais rencontré les jeunes».

Les Belges et l’édification de la paix

Le souvenir de la guerre était présent du fait aussi que la visite a été

l’occasion d’une «prière ardente pour la paix dans le continent européen et

dans le monde entier». A cet sujet, le pape a relevé: «Les Belges sont toujours très présents dans l’édification de la paix. Il convient de rappeler

que l’actuel archevêque de Malines-Bruxelles, le cardinal Godfried Danneels, est président de l’organisation mondiale Pax Christi. Et ses prédécesseurs ont joué un rôle significatif dans l’histoire de la nation lors de la

première et de la seconde Guerre Mondiale», a-t-il ajouté, citant les cardinaux Mercier, van Roey et Suenens.

Le pape a ensuite rendu compte de sa rencontre avec les Pères et les

Soeurs des Sacrés-Coeurs, en présence de «l’épiscopat belge au grand complet», dont «l’un des mérites pour la vie de l’Eglise» vient de son action

«dans le domaine oecuménique, dans la période pré-conciliaire et après le

Concile Vatican II». Un épiscopat que le pape a remercié de l’avoir invité,

comme il a remercié toutes les autorités qui se sont occupées de sa visite.

Le regret du voyage reporté

Un regret toutefois: ce voyage «aurait été plus ample et plus développé,

avec plus de rencontres et plus d’étapes», s’il n’avait dû être reporté il

y a un an. Jean-Paul II a particulièrement déploré le fait d’avoir manqué

le rendez-vous avec les jeunes, «qui a pratiquement toujours lieu dans mes

pèlerinages apostoliques, car la jeunesse est l’avenir et l’espérance de

l’Eglise et de la société». Le pape a profité de l’audience générale hebdomadaire pour «saluer tous ceux que j’avais l’intention de rencontrer en

Belgique».

Hommage au roi Baudouin

Jean-Paul II a encore rendu hommage au roi Baudouin et a dit avoir pu

observer, lors de la cérémonie de béatification, combien «vive» était la

«réaction émue et unanime» des Belges à l’évocation du souvenir du roi défunt. (apic/jmg/ba)

7 juin 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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