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apic/Pape/Canonisations

Rome: Béatification pour cinq nouveaux bienheureux

Quatre femmes et un homme (070595)

Rome, 7mai(APIC) Le pape Jean Paul II a procédé dimanche 7 mai à Rome,

Journée mondiale des vocations, à la béatification de 5 nouveaux bienheureux, un homme et quatre femmes, un prêtre italien, deux religieuses du même pays, une religieuse allemande et une autre du Venezuela, la première

béatifiée de ce pays.

L’Eucharistie a été célébrée sur la Place Saint-Pierre, en présence du

président du Venezuela, Rafael Caldera. Après avoir prononcé solennellement

la formule de béatification, et annoncé en quel jour on célébrera leurs fêtes: le 7 mai, Agostino Roscelli; le 2 avril, Maria de San José Alvarado

Cardoza; le 28 novembre, Maria Helena Stollenwerk; le 22 mai, Maria Domenica Brun Barbantini; le 8 février, Giuseppina Gabriella Bonino, Jean Paul II

a relevè, en ce dimanche où l’Eglise célèbre le Christ Bon Pasteur, que les

bienheureux «confirment dans un certain sens la maturité de la communauté

chrétienne».

Les cinq nouveaux béatifiés sont: Agostino Roscelli (1818 – 1902). Prêtre italien, il a fondé l’Ordre des Soeurs de l’Immaculée. Réputé pour son

humilité, ce prêtre a joué un rôle important comme confesseur et comme apôtre des marginaux, et en particulier, à son époque, des jeunes filles contraintes à travailler et soumises à l’exploitation de la société. L’origine

de l’Ordre qu’il a fondé vient de deux maisons créées par lui pour recueillir et éduquer ces jeunes filles. La Congrégation des Soeurs de l’Immaculée

de Gênes (408 membres) est aujourd’hui présente dans l’éducation dans 65

maisons en Italie, mais aussi en Amérique latine et au Canada.

Maria de San José Alvarado Cardoza (1875 – 1967), est la première béatifiée du Venezuela. Elle a fondé les Augustiniennes Récollettes du Coeur de

Jésus (99 membres réparties en 13 maisons). Son seul idéal a été la sainteté. Elle n’avait pas pu entrer dans un monastère cloîtré, car il n’y en

avait pas au Venezuela à cette époque. Elle devient ensuite directrice d’un

hôpital créé par un prêtre, puis fonda son Ordre, une série de maisons

pour accueillir les orphelins et les personnes âgées. Sa mort, en 1967,

provoqua une grande émotion dans le pays et son tombeau est devenu depuis

un lieu de pèlerinages incessants.

Maria Helena Stollenwerk (1852 – 1900), née en Allemagne, est co-fondatrice des Missionnaires Servantes de l’Esprit Saint (3891 membres réparties

en 370 maisons. Lorsqu’en 1871 elle exprime à son confesseur son désir de

devenir missionnaire, la loi en vigueur interdit de choisir la vie religieuse. Elle doit patienter dix ans, pour enfin entrer dans une maison missionnaire à Steyl, où elle fonde en 1889 avec Arnold Janssen sa propre

Congrégation.

Maria Domenica Brun Barbantini (1789 – 1868), religieuse italienne, est

la fondatrice des Ministères des infirmes de saint Camille (285 membres et

44 maisons). Enceinte d’un petit garçon, elle perdit son mari six mois

après son mariage. Son enfant mort à l’âge de 8 ans et cette seconde souffrance marqua le début d’une vie plus particulièrement consacrée à Dieu,

par le biais du service dea pauvres et des infirmes pour qui elle nourissait une grande compassion.

Giuseppina Gabriella Bonino (1843 – 1906), italienne également, a fondé

les Soeurs de la Sainte Famille de Savigliano (88 membres réparties en 22

établissements). C’est à Lourdes que Giuseppina reçoit l’illumination qui

va guider sa vie spirituelle à l’âge de 34 ans. Elle décide de se consacrer

aux enfants orphelins et abandonnés de l’assistance publique. A 38 ans, elle fonde l’Institut des Soeurs de la Sainte Famille dont l’objet est de

soigner et accueillir les orphelins et les personnes âgées et malades.

(apic/bol/pr)

7 mai 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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