Le texte contient 29 lignes (max. 75 signes), 336 mots et 2206 signes.
apic/Pape/Constantinople/Délégation/Rome
Jean-Paul II à une délégation venue de Constantinople:
Finissons-en avec les critiques et les polémiques (010796)
Rome, 1erjuillet(APIC) La cause de l’unité des chrétiens exige que, de
part et d’autre, on évite les réactions non contrôlées, les critiques ou
les polémiques: c’est le message laissé par Jean-Paul II à la délégation du
Patriarche Oecuménique de Constantinople, en visite à Rome pour la fête des
Saint-Pierre et Saint-Paul, le 29 juin 1996. Un message livré après que le
patriarche Bartholomée Ier a une nouvelle fois sévèrement critiqué le ministère du pape, qu’il considère comme «le principal et le plus scandaleux»
obstacle sur le chemin de l’unité des Eglises.
Le dialogue entre catholiques et orthodoxes connaît pour les uns, «une
apparente stagnation» et pour les autres «un développement», observe JeanPaul II dans son message . Le pape demande donc que soit développée «une
attitude commune» entre les deux confessions «pour dépasser des réactions
non contrôlées, les habitudes de critiques ou même de polémiques qúun passé
aujourd’hui révolu avait profondément imprimées dans les mentalités».
Tout en se félicitant du climat «franc et fraternel» qui a présidé à la
réunion de travail entre la délégation venue de Constantinople et le Conseil pontifical pour l’Unité des Chrétiens, Jean-Paul II demande «que l’on
décide en commun des initiatives à prendre pour continuer ou pour relancer
le mouvement», qui risque de manquer de souffle dans certains milieux au
moment où, insiste le pape, «nous devons vivre et célébrer une échéance historique importante», à savoir le Jubilé de l’an 2000.
Selon des sources autorisées du Vatican, le Jubilé était en effet au
programme de la réunion avec la délégation orthodoxe. Celle-ci a fait connaître sa disponibilité à participer à la célébration du Jubilé, même s’il
n’est pas de coutume, dans la mentalité orientale, de préparer un événement
à trois années de distance. Les mêmes sources signalent, en revanche, un
grand intérêt de la part du Patriarcat Orthodoxe de Constantinople, pour
entamer la réflexion sur la primauté, conformément au voeu exprimé par Jean-Paul II dans son encyclique «Ut Unum sint» de 1995. (apic/imed/pr)



