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Vatican: le pape a reçu le président estonien (150994)

Un an après sa visite en Estonie

Rome, 15septembre(APIC) Jean-Paul II a reçu jeudi le président de la République d’Estonie, Lennart Meri, en visite officielle presque un an jour

pour jour après la visite du pape à Tallin (10 septembre 1993).

Dans son allocution, le pape a insisté sur trois points particuliers:

les relations Eglise-Etat, la concorde entre les différentes communautés

religieuses et la vocation des pays baltes en Europe.

Sur les relations Eglise-Etat, Jean-Paul II s’est félicité «des bonnes

relations existant entre la communauté catholique et les institutions de

l’Etat», qui permettent de «construire ensemble le bien commun à l’avantage

de tous les citoyens». Le pape voit un exemple de «recherche de solutions

satisfaisantes» dans «les tractations fructueuses pour la restitution des

édifices de l’Eglise confisqués à l’époque du régime totalitaire d’hier».

En ce qui concerne les confessions chrétiennes d’Estonie, le pape a

évoqué la cérémonie oecuménique célébrée l’an passé en l’église

Saint-Nicolas dans le cadre de sa visite, «un signe éloquent de

l’engagement de tant de personnes professant une foi commune dans le Christ

en vue d’atteindre la pleine unité». Il a appelé les protagonistes de ce

mouvement à «rechercher des solutions justes pour guérir les blessures

encore ouvertes dans la conscience du peuple, triste héritage du long hiver

de l’oppression communiste».

Enfin, Jean-Paul II a évoqué la situation géographique du pays, situé

«sur un point de passage entre l’Est et l’Ouest de l’Europe, et en un lieu

de dialogue culturel et religieux entre les différentes populations européennes». C’est pourquoi il a exprimé son souhait sincère que les tensions

et contradictions soient surmontées pour faire place à un échange généreux

entre les différentes cultures, en vue d’un enrichissement réciproque.

La redécouverte des racines chrétiennes communes, patrimoine inviolable

de toutes les nations du vieux continent, devient le point de départ d’un

dialogue renouvelé et d’une collaboration plus étroite entre l’Orient et

l’Occident de l’Europe, a-t-il conclu. (apic/jmg/pr)

15 septembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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