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apic/Pape/Famille

Rome: Conseil pontifical pour la famille et Institut Jean Paul II

La famille doit être au centre des plans diocèsains, dit le pape

Rome, 9mai(APIC) La famille doit être mise au centre des plans diocèsains

ou nationaux, parce que l’avenir de l’humanité passe par la famille, a dit

jeudi le pape.

Le pape Jean-Paul II s’adressait aux participants de la rencontre promue

par le Conseil pontifical pour la famille et l’»Institut Jean-Paul II» pour

les études sur le mariage et la famille, à l’occasion de leur 15e anniversaire, en présence du cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil

pontifical pour la famille et de Mgr Angelo Scola et de Mgr Carlo Caffara,

archevêque de Ferrare, respectivement président et fondateur de l’Institut

Jean-Paul II.

Pastorale du Conseil pontifical et rigueur scientifique pour l’Institut

Jean-Paul II? «Il s’agit, a souligné le pape, de deux institutions complémentaires sous différents aspects, appelées à rendre un service particulièrement significatif pour la vie de l’Eglise en cette fin de siècle et de

millénaire». C’est Paul VI, a rappelé Jean-Paul II, qui a choisi la famille

comme thème du Synode de 1980, et la fondation des deux organismes, l’année

suivante, en est un fruit immédiat. La place centrale de la famille «est

apparue de façon concrète à l’occasion de l’Année internationale de la famille».

En effet, «on a pris conscience que «dans la défense des valeurs primordiales humaines et chrétiennes de la société, la famille reste l’élément

décisif. Pourtant, récemment on en est arrivé au «paradoxe», a dénoncé Jean-Paul II, que les «instances publiques auxquelles reviendrait le devoir

de défendre la famille comme première cellule de la société, assument au

contraire des décisions davantage faites pour la menacer et la détruire».

Stimuler les familles

Le pape a encore rappelé que la grande charte du Conseil pontifical pour

la Famille est l’exhortation apostolique post-synodale «Familiaris consortio», une «référence constante de son activité en faveur de la promotion

pastorale de la famille». Et le pape de poser la question: «Est-ce que les

peuples peuvent attendre un lendemain serein si la famille subit des coups

destructeurs qui empêchent la sainte (»sacra») mission des parents?»

Il faut aujourd’hui plus que jamais, a-t-il conclu, stimuler les familles afin qu’elles redécouvrent les ressources et les énergies dont elles

sont porteuses, et qu’elles se fassent actrices, responsables de leur destin».

Mais il fallait aussi la rigueur scientifique dans les études sur la famille. C’est la raison d’être de l’Institut Jean-Paul II. C’est pourquoi, a

souligné le pape, «il fallait donner à la pastorale familiale un appui philosophique et théologique qui réagisse à la vision athée et matérialiste de

la vie». Il fallait «un Institut au niveau supérieur où les étudiants reçoivent une préparation spécifique pour pouvoir à leur tour contribuer à

enrichir la vie des fidèles en leur faisant découvrir la vocation à la

sainteté des époux et des autres membres de la famille».

Jean-Paul II a enfin rappelé son Motu Proprio «Familia a Deo Instituta»

qui transformait en Conseil Pontifical pour la Famille ce qui n’était à

l’origine qu’un ’comité.» Et également, les filiales de l’Institut pour le

mariage et la famille fondés dans d’autres pays. (apic/imed/pr)

9 mai 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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