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Rome: Le pape décrit aux jeunes l’itinéraire vers l’an 2000 (261195)

«Tisserands de fraternité et constructeurs de paix»

Rome, 26 novembre(APIC) Jean Paul II dans son message pour la 11e Journée

Mondiale de la Jeunesse 1996, a adressé samedi un appel aux jeunes pour

qu’ils regardent la frontière de l’an 2000 qui s’approche. La 11e Journée

est fixée au dimanche des Rameaux 1996 pour le diocese de Rome.

Les jeunes, écrit le pape, aussi ont leur itinéraire tracé vers l’an

2000. Cet itinéraire, est une facon de mettre en pratique «Tertio Millenio

Adveniente»: redécouvrir l’amour de Dieu, la Sainte Trinité et contribuer à

transformer le monde. Le thème pour 1996 reprend en effet la parole de

saint Pierre à Jesus (Jean 6): «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle». La Journee Mondiale de 1997, qui aura lieu le

15 août à Paris, sera aussi centrée sur le Christ: «Maitre, où demeures-tu?

– Venez et voyez». Celle de 1998 écoutera l’Esprit Saint: «L’Esprit vous

enseignera toutes choses». Celle de 1999 aura pour thème «Dieu le Père vous

aime». Enfin, la Journée de l’an 2000 sera centrée, en accord avec le Jubilé de la Naissance du Christ, sur l’Incarnation: «Le Verbe s’est fait chair

et il a habité parmi nous». Cet itinéraire doit constituer pour les jeunes,

selon le pape, l’occasion de réaffirmer avec vigueur la civilisation de

l’amour, en l’opposant «à celle qui semble être aujourd’hui la défaite de

la civilisation».

«Etre pleinement de son temps»

Comme lors du grand rassemblement à Lorette début septembre, le pape

rappelle aux jeunes l’importance de la Déclaration conciliaire «Gaudium et

Spes», qui leur permettent d’y «déchiffrer leur vocation» dans un monde où

ils doivent être «tisserands de fraternité et constructeurs de paix». Le

maitre mot est donc la «charité», qui n’est pas autre chose que «la loi de

la transformation du monde». L’histoire est la scène de notre engagement

quotidien. Il est donc de notre devoir, écrit Jean-Paul II, de vivre dans

l’histoire, côte à côte avec nos contemporains, en partageant leurs angoisses et leurs espérances. Parce que le chrétien est et doit être pleinement

«un homme de son temps».

«Le monde, conclut le Pape, doit nous reconnaitre par le fait que nous

savons communiquer à nos contemporains le signe d’une grande espérance, déjà accomplie, celle de Jésus, qui est mort et ressuscité pour nous». (apicjmg/ba)

26 novembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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