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apic/Pape/Jubilé 2000
Oecuménisme, dialogue interreligieux et paix entre les peuples
Trois accents pour la préparation du Jubilé de l’an 2000 (080695)
Rome, 8juin(APIC) Jean-Paul II attend beaucoup du Jubilé de l’an 2000
pour célébré le 2e millénaire de la naissance de Jésus. Le pape l’a redit
le 8 juin au Comité central du Jubilé réuni à Rome pour réfléchir à la préparation et à la célébration de l’événement.
Ainsi que Jean-Paul II l’a indiqué dans sa lettre d’octobre 1994 consacrée à ce Jubilé, la célébration de l’Année Sainte 2000 sera précédée par
trois années préparatoires. L’année 1997 centrée sur le Christ, l’année
1998 sur l’Esprit-Saint et l’année 1999 sur le Père.
Cette phase de préparation sera précédée d’une première, de sensi- bilisation. C’est pourquoi, dès l’année 1996, il s’agira de faire prendre conscience «de la valeur et de la signification que revêt le Jubilé de l’an
2000 pour l’histoire humaine», a insisté le pape devant le Comité central
du Jubilé. Aux 31 membres de ce Comité, venus de 17 pays et réunis à Rome
sous la présidence du cardinal Roger Etchegaray, le pape a recommandé à
cette fin «d’utiliser le plus possible les médias».
Huit commissions sont déjà au travail pour préparer les célébrations de
l’an 2000 et le Comité central souhaite que leur attention soit «focalisée»
sur «l’oecuménisme, le dialogue interreligieux et la convivialité pacifique
entre les peuples dans le cadre d’une plus grande justice sociale».
Dans son récent discours aux membres du Comité, le pape a confirmé «la
dimension essentielle de l’oecuménisme» et de la «syntonie» de l’Eglise
catholiques avec les autres Eglises chrétiennes. Jean Paul II a également
mis l’accent sur «une autre piste qui pourra se révéler particulièrement
fructueuse au cours des prochaines années: le dialogue interreligieux».
Le pape souhaite enfin que la préparation et la célébration de ce Jubilé
offre à l’Eglise l’occasion de «revitaliser la prédication» en lui
redonnant «une force kérygmatique», c’est-à-dire la force de la
proclamation première de l’Eglise, centrée sur le «kérygme» ou l’annonce de
Jésus ressuscité et du «Christ Rédempteur de l’homme». Le Jubilé peut être,
dans cette optique, «un nouvel Avent», apte à susciter «chez le plus grand
nombre» une «onde de spiritualité authentique et forte».
Jean Paul II souhaite également que le Comité central du Jubilé aide
l’Eglise à faire un «examen de conscience par rapport aux maux de notre
temps, spécialement par rapport à l’indifférence religieuse et par rapport
au relativisme dans le domaine éthique». Il y a là, observe-t-il, des phénomènes paradoxaux quand on les rapproche du succès des sectes religieuses.
Raison de plus, selon le pape, pour choisir des «techniques modernes» et
les mettre au service de «l’annonce du Christ».
En prenant l’initiative de ce Jubilé, l’Eglise catholique n’a pas cédé à
la «tentation millénariste», a encore précisé le pape, faisant allusion aux
phénomènes particuliers que certains courants religieux associent à la clôture d’un millénaire. Loin d’être à l’affût de tels phénomènes, l’Eglise, a
souligné Jean-Paul II, préfère miser sur la «coordination» et la «collaboration» de toutes ses forces vives pour que la célébration du 2000e anniversaire de la naissance du Christ soit «un événement extraordinaire».
(apic/jmg/pr)



