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Rome: Le Vatican confirme la visite du pape au Liban (240297)

Les 10 et 11 mai prochains

Le pape reçoit le Premier ministre libanais

Rome, 24février(APIC) Le pape Jean-Paul II se rendra au Liban les 10 et

11 mai prochain. Les dates ont été officiellement confirmées lundi à l’issue de la visite au Vatican du Premier ministre libanais Rafic Hariri, qui

rencontrait le pape pour la quatrième fois.

C’est la première fois qu’une visite de Jean-Paul II au Liban est annoncée officiellement, mais c’est au moins le troisième projet de voyage du

pape dans ce pays. En 1989, puis en 1994, deux projets bien avancés furent

annulés en raison de l’instabilité du pays, dont une partie des territoires

sont occupés par la Syrie et Israël.

Strictement pastorale

Compte tenu de ce contexte, le Vatican insiste sur la dimension strictement pastorale de ce déplacement, dont le but est de remettre à l’Eglise

libanaise l’exhortation apostolique qui recueille les fruits du Synode sur

le Liban qui s’est réuni à Rome du 26 novembre au 14 décembre 1995.

A l’époque, les pères synodaux n’avaient pas hésité à dénoncer les deux

occupations (syrienne et israélienne). Ils avaient également encouragé les

chrétiens qui ont volontairement quitté la vie politique à reprendre part

activement à la vie de leur pays. Deux aspects – outre ceux strictement religieux – dont le premier n’a pas été du goût de tout le monde, en particulier de la composante musulmane de ce pays.

Jamais le Vatican n’a apprécié la façon dont le Liban, qu’il a toujours

cité comme le seul pays du Moyen Orient à posséder une constitution politique non religieuse, a été privé d’une partie de sa souveraineté politique

comme c’est le cas aujourd’hui.

Jamais, pour autant, le Saint-Siège n’a épousé les thèses de certaines

tendances politiques et d’une partie de l’Eglise maronite qui auraient voulu maintenir la domination chrétienne sur la vie politique du pays, au détriment de l’évolution démographique et démocratique, favorable aux musulmans.

Le pape est très attendu

Au-delà du risque de récupération de ce voyage, on s’accorde, tant du

côté du gouvernement que de l’Eglise libanaise, pour dire que le pape est

«très attendu». Le Premier ministre Rafic Hariri, qui a rencontré le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Vatican, avant de rencontrer le pape, lui a assuré «la pleine collaboration de son gouvernement pour le bon

déroulement de la visite du Saint-Père».

Le conseil post-synodal de l’Assemblée sur le Liban, qui vient de tenir

sa troisième réunion à Rome (20-21 février), relève de son côté «la grande

attente» des Libanais quant à cette visite et «le climat de réconciliation,

de pardon réciproque et d’acceptation mutuelle qui s’est instauré, notamment chez les chrétiens», suite au Synode. Le programme du voyage, centré

sur Beyrouth, devrait comporter, le 10 mai, une rencontre avec les autorités politiques, puis une rencontre avec les jeunes libanais en fin d’aprèsmidi. Le dimanche 11 mai aurait lieu dans un endroit qui reste à définir

une messe en plein air qui marquerait la phase de conclusion du Synode sur

le Liban. Le pape recevrait ensuite à déjeuner les différents leaders spirituels du pays, tous invités par le Patriarche Sfeir en sa résidence.

(apic/imed/pr)

24 février 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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