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Rome: Rencontre au Sommet entre le pape et 23 évêques de l’ex-Yougoslavie
«La violence et la guerre ne peuvent avoir le dernier mot» (171095)
Rome, 17octobre(APIC) «Comment reconstruire?» Jean-Paul II a posé une
seule question aux 23 évêques de l’ex-Yougoslavie venus mardi à Rome à sa
demande pour une journée de travail et de réflexion. «La violence et la
guerre ne peuvent avoir le dernier mot», a déclaré le pape. Douze personnalités de la curie romaine, parmi les plus importantes, ainsi que quatre
nonces apostoliques assistaient à la rencontre.
Cette réunion qu’il a convoquée est pour le pape «un signe qui indique à
tous qu’un demain est encore possible». Jean-Paul II a aussi voulu lui donner une valeur de symbole, celui de la «proximité» de l’Eglise catholique,
qui partage les souffrances du «long Vendredi Saint» que vit le pays depuis
quatre ans et demi.
23 évêques de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, de la Fédération Yougoslave, de la Macédoine et de Slovénie étaient présents. Un seul manquait à
l’appel, a observé le pape: Mgr Franjo Komarica, l’évêque de Banja Luka,
«qui n’a pas pu sortir de sa cité martyre», où le retiennent les autorités.
Il faudra attendre mercredi pour avoir une idée plus précise du résultat
de cette rencontre, à laquelle assistaient également douze personnalités de
la curie romaine, dont les trois principaux responsables de la Secrétairerie d’Etat, Angelo Sodano, Giovanni Battista Re et Jean-Louis Tauran, et
six chefs de dicastères, les cardinaux Gantin, Etchegaray et Cassidy, notamment. La salle de presse du Vatican a annoncé un communiqué final pour la
matinée de mercredi, la réunion devant se poursuivre tard ce mardi.
Après l’écroulement du communisme
Dans son introduction, Jean-Paul II a balisé le terrain: «Notre rencontre a un but éminemment pastoral». Il n’a pas caché aux évêques qu’il en
attend beaucoup. «Je serais heureux, leur a-t-il dit, d’entendre vos réponses sur les priorités pastorales qu’il faut affronter maintenant», et sur
ce que «vous comptez faire pour répondre aux nécessités les plus urgentes
des différentes populations».
Jean-Paul II a également insisté sur la dimension chrétienne de l’action
de l’Eglise: «La violence et la guerre ne peuvent avoir le dernier mot. Les
catholiques veulent apporter une contribution spécifique à la paix, par
l’expérience du pardon et de la réconciliation».
Le pape situe d’ailleurs l’enjeu de cette réunion bien au-delà des nouvelles frontières des cinq pays représentés: «Après l’écroulement du communisme, les défis à affronter sont nombreux, y compris pour d’autres pays.
Il s’agit, en dernière analyse, de remodeler les âmes».
Rappelons que c’est à l’audience générale du 13 septembre dernier que le
pape avait annoncé cette réunion, afin, avait-il précisé, «d’examiner avec
les évêques la façon de hâter l’avènement d’une paix durable et de rencontrer les attentes légitimes de tous ceux qui sont victimes de cette guerre
interminable». En cinq ans, le pape ou ses services sont intervenus 150
fois en faveur de la paix en ex-Yougoslavie.
Comme il l’a répété dans l’avion qui l’emmenait aux Etats-Unis, le 4 octobre dernier, Jean-Paul II espère toujours pouvoir se rendre à Sarajevo.
Il avait prévu de visiter la ville martyre le 8 septembre 1994, mais avait
dû se résigner à y renoncer pour des raisons de sécurité. A Rome, une rumeur non confirmée par des sources dignes de foi fait état du projet du pape de passer la prochaine veillée de Noël à Sarajevo. (apic/jmg/pr)




