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apic/Pape Sarajevo/Noël/Impossible, dit Pujic

Pas de visite du pape à Sarajevo pour Noël: le cardinal Puljic le confirme

Trop peu d’électricité et trop de neige: conditions climatiques pas réunies

Rome, 19octobre(APIC) Le cardinal Vinko Puljic a mis un terme aux spéculations sur un voyage du pape à Sarajevo à Noël ou pendant l’hiver. L’archevêque de Sarajevo, qui a participé mardi aux côtés de 22 autres évêques

de l’ex-Yougoslavie à la réunion convoquée par le pape, voit dans les conditions climatiques le principal obstacle à ce voyage.

«J’ai parlé directement avec le Saint-Père de l’éventualité d’un voyage

à Sarajevo. Je pense que cela pourrait se produire assez rapidement. Mais

il est exclu que cela puisse être à Noël ou pendant l’hiver. Les conditions

climatiques ne seraient pas au rendez-vous: trop peu d’électricité, trop de

neige».

L’archevêque de Sarajevo met donc un terme à la rumeur de voyage de

Jean-Paul II à Sarajevo pour le 24 décembre 1995, qui circulait avec insistance à Rome depuis un certain temps. Il s’exprime ainsi dans les colonnes

du quotidien catholique italien «Avvenire» du 19 octobre 1995, deux jours

après la journée de travail des évêques de l’ex-Yougoslavie, convoqués à

Rome par le Pape le 17 octobre.

Ce faisant, le cardinal Puljic ne cache pas la possibilité d’un voyage

de Jean-Paul II à Sarajevo au printemps prochain. Il confirme par ailleurs

publiquement la volonté de Jean-Paul II de se rendre absolument dans la cité martyre. Un premier projet de voyage pour le 8 septembre 1994 avait été

annulé pour des raisons de sécurité.

Le prélat reconnaît en outre que les évêques catholiques «n’ont pas

grande influence» face aux politiques dans ce conflit et il considère que

ce qui se prépare en Bosnie-Herzégovine est une «une paix injuste qui légitime la purification ethnique», opération menée «par les Serbes». Il renouvelle enfin la volonté de dialogue des catholiques avec «les orthodoxes et

les musulmans». Mais il constate que «pour commencer un dialogue, il faut

un interlocuteur. Nous attendons que les autres aussi montrent des signes

d’ouverture».

Le cardinal Puljic dénonce la «grande responsabilité des médias. Ils ne

doivent pas, affirme-t-il, «servir le pouvoir ou les pouvoirs mais la

vérité. Pourquoi, par exemple, ne parle-t-on pas des souffrances de la communauté catholique de Banja Luka?» (apic/jmg/pr)

19 octobre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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