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apic/Pape/Théologiens

Rome Jean-Paul II s’adresse aux théologiens (021095)

Toute théologie, pour porter du fruit, doit être au service de l’Eglise

Rome, 2octobre(APIC) Toute théologie, pour porter du fruit, doit être au

service de l’Eglise, rappelle Jean-Paul II dans une lettre adressée aux

participants du Congrès international de théologie fondamentale, réunis du

25 au 30 septembre à l’Université pontificale Grégorienne pour le 125e anniversaire de la promulgation de la constitution dogmatique «Dei Filius» du

Concile Vatican I.

«Quand vous cherchez à isoler les conditions qui permettent à la théologie d’être une «science» à part entière, en particulier vis-à-vis des autres sciences, écrit le pape, votre recherche doit maintenir solidement le

primat de la Révélation et l’horizon de l’ecclésialité. Toute théologie,

pour porter du fruit, doit être cultivée dans l’Eglise, en syntonie avec

elle et à son service.»

La constitution «Dei Filius», ajoute Jean-Paul II, a reconnu «la possibilité, pour la raison humaine, de parvenir de façon autonome à la vérité

et à la connaissance du Dieu créateur à partir du créé». Cela a ouvert aux

théologiens un nouveau champ d’investigation, les rendant, «dans la mesure

où ils sont restés fidèles à la Révélation, experts de l’homme et de son

destin». Ainsi, observe encore le pape, «la théologie s’est positionnée par

rapport aux autres sciences, avec sa spécificité et sa compétence propres».

Elle a entamé avec les autres sciences un dialogue «utile», par lequel elle

fait passer un message, afin de «défendre l’enseignement de l’Eglise vis-àvis de formes de pensée qui veulent nier à l’homme toute ouverture à la

transcendance».

La théologie doit aussi remplir dans l’Eglise un rôle qui, pour JeanPaul II, peut être menacé: «L’équilibre entre la foi et la raison, qui fut

difficile à trouver pour les Pères de l’Eglise, ne doit pas osciller de façon irréversible vers des formes extrêmes qui humilient la foi ou la raison. Cela s’est hélas produit dans l’histoire de la théologie, dit-il. Il

est dès lors urgent de trouver des formes d’expression adéquates, dans un

langage actuel, qui ne trahissent pas la vérité de la Tradition et du Magistère de l’Eglise.» Il y va, conclut le pape, de la présentation aux hommes

de notre temps du «grand trésor de la Révélation chrétienne». (apic/cip/pr)

2 octobre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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