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Vatican: Le pape et la virginité de Marie (240796)

Rome, 24juillet(APIC) Le pape Jean Paul II est revenu mercredi sur le

thème de la virginité de Marie. Comment Marie, la mère de Jésus, a-t-elle

choisi la virginité comme idéal de vie alors que toute la culture hébraïque

de l’époque considérait la maternité comme une vertu ? Telle est, en substance la question à laquelle Jean-Paul II a répondu à l’audience générale

du mercredi 24 juillet 1996.

Marie «n’était pas une femme mariée qui avait des problèmes de stérilité

et c’est par choix qu’elle a voulu rester vierge», a indiqué le pape. Une

position «qui paraît invraisemblable à certains», a-t-il noté, parce que,

dans le milieu judaïque, «la virginité n’était pas considérée comme une valeur, ni comme un idéal à poursuivre».

A cela s’ajoute le fait que, selon le pape, «il ne semble pas que Marie

ait connu les groupes religieux judaïques qui pratiquaient l’idéal du célibat et de la virginité». Ceux-ci, a-t-il précisé, existaient chez les Esséniens, dont on a retrouvé d’importants témoignages historiques à Quram, et

en Egypte, où il y avait une «communauté de femmes» qui vivaient la virginité pour «une plus grande intimité avec Dieu». Si Marie n’a donc pas été

au contact de ces groupes, «le fait que Jean Baptiste vivait probablement

une vie de célibataire et que, dans la communauté de ses disciples, cette

forme de vie était tenue en haute estime, pourrait faire supposer que la

volonté de rester vierge de Marie s’inscrive dans ce nouveau contexte culturel et religieux».

En tout état de cause, le pape a coupé court à la discussion en dénonçant «l’erreur qui consisterait à lier totalement les dispositions intimes

de Marie à la mentalité ambiante, vidant ainsi de sa substance l’unicité du

mystère». Et de préciser: «Nous ne devons pas oublier que Marie a reçu, dès

le début de sa vie, une grâce surprenante et reconnue par l’ange au moment

de l’Annonciation: «comblée de grâce»«. Elle bénéficie d’une «perfection de

sainteté» qui, «selon l’interprétation de l’Eglise, remonte au premier moment de son existence: le privilège unique de l’Immaculée conception, qui a

exercé une influence sur tout le développement de la vie spirituelle de la

jeune fille de Nazareth». (apic/imed/pr)

24 juillet 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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