Le texte contient 35 lignes (max. 75 signes), 396 mots et 2553 signes.

apic/Paris/Saint Antoine

Huitième centenaire de saint Antoine de Padoue

Ses statues sont présentes dans 84 paroisses de Paris (190695)

Fribourg/Paris, 19juin(APIC) Les quatre familles franciscaines célébrent

cette année le 8e centenaire de saint Antoine de Padoue. Ce disciple de

saint François d’Assise, au 13e siècle, mort en 1231 et béatifié en 1232, a

été nommé docteur de l’Eglise par Pie XII.

Tout au long de sa vie, saint Antoine de Padoue a été populaire. Ses

prédications et les multiples guérisons attiraient les foules. Ce qui lui

valut d’être canonisé un an après sa mort. Souvent représenté avec l’Enfant

Jésus en souvenir d’une vision qu’il aurait eu à la fin de sa vie, ses statues sont notamment présentes dans 84 paroisses de Paris.

Dans un hommage rendu à l’occasion de ce huitième centenaire, Mgr André

Lacrampe, évêque d’Ajaccio, relève que cet anniversaire nous convie à redecouvrir l’actualité de ce disciple de l’Evangile. «Saint Antoine est très

présent dans les expressions de la foi, dans les lieux où l’Eglise entretient son culte, mais aussi sa théologie, l’histoire, l’art et la culture».

A Paris la paroisse Saint-Antoine de Padoue fête comme il se doit ce

800e anniversaire. Porte de Versailles, les automobilistes ne peuvent manquer d’apercevoir les deux grands calicots: l’un affiche les horaires de

messe, l’autre annonce la date anniversaire du «saint des objets perdus»:

1195 – 1995.

A gauche, en entrant dans l’église de la paroisse, près de la statue du

saint, une mère de famille antillaise, un couple sri-lankais avec leur garçon, et un jeune africain déposent un cierge et prient en silence. Ils notent sur un cahier d’intentions leurs requêtes. «Saint Antoine, aide-moi à

trouver un logement», peut-on lire pour l’une d’elle. Dans la niche, derrière la statue, trône un palmier de 2 mètres apporté par un fidèle. Sans

doute une promesse faite à saint Antoine.

Depuis l’an dernier, chaque mardi, jour traditionnel de dévotion à saint

Antoine, deux religieuses assurent une permanence. Elles accueillent les

fidèles dans un bureau à quelques mètres de la statue, tissent des liens

avec ceux qui viennent semaine après semaine. «On les aide, on les oriente,

et surtout, on les écoute, dit l’une d’elle. «J’ai découvert ici une autre

manière de croire. Depuis mon enfance, je me suis toujours adressée directement au Père. Mais eux viennent avec leur culture, leur tradition. Il

faut accepter la différence non comme un slogan, mais comme une parole de

sagesse», explique-t-elle. (apic/pnd/pr)

19 juin 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!