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Paris: XIIe Journée Mondiale de la Jeunesse (030496)

Plus de 320’000 jeunes déjà annoncés pour août 1997

Paris, 3avril(APIC) Quelque 320’000 jeunes du monde entier sont d’ores et

déjà attendus à Paris en août 1997 pour la célébration en présence du pape

Jean Paul II de la XIIe Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ). L’accueil

des jeunes étrangers, d’abord en province du 14 au 18 août, puis à Paris du

19 au 24, sera essentiellement familial, ont précisé mardi les organisateurs de la manifestation.

Si c’est le pape Jean Paul II lui-même qui invite les jeunes de 17 à 35

ans, ce sont l’archevêque de Paris et les évêques de France qui ont la responsabilité de l’organisation de cette XIIe Journée Mondiale de la Jeunesse, a souligné Mgr Joseph Duval, président de la Conférence épiscopale, au

cours d’une conférence de presse à Paris.

Une association baptisée JMJ 97 et présidée par Mgr Michel Dubost, évêque aux armées, a été créée à cet effet. L’ensemble des diocèses de France

et tous les évêques seront sollicités, puisqu’avant de se rassembler à Paris, les jeunes seront d’abord reçus dans des familles, en province. Cette

XIIe JMJ s’appuiera très largement sur les réseaux de bénévoles issus des

paroisses, des communautés, des mouvements et services d’Eglises. Au total

près de 10’000 personnes se sont déclarés disposées à donner de leur temps

pour cet événement.

Un groupe de jeunes Français s’est rendu à Rome les 30 et 31 mars pour

recevoir, en présence du pape et des mains des jeunes Philippins, la croix

des Journées Mondiales de la Jeunesse. (La dernière JMJ a eu lieu à Manille

en janvier 95). Cette croix de l’Année sainte va commencer son pèlerinage

français avec les étudiants à Chartres et le poursuivra jusqu’à la JMJ de

1997. Cette croix marquera de sa présence l’inauguration de la cathédrale

d’Evry le dimanche de Pâques, puis de nombreux rassemblements et assemblées. D’ici à août 1997, elle sera présente dans une centaine d’endroits différents dans toute la France.

Un événement considérable

Le cardinal Lustiger a relevé de son côté qu’il fallait avoir assisté à

l’un de ces rassemblements pour percevoir à quel point c’était un événement

considérable. Et de rappeller que plusieurs millions de jeunes assistaient

à la messe papale à Manille et que les évêques célébrants durent traverser

une foule compacte sur plusieurs kilomètres avant d’atteindre l’autel. Il

faut aller plus loin dans le temps, avec le rassemblement de la JOC, à Paris, en 1937, pour connaître un impact comparable.

L’Eglise catholique de par sa structure même offre la possibilité de dépasser les antagonismes et les frontières. Les JMJ sont des expériences qui

restent dans la mémoire de ceux qui les ont vécues. Aux yeux du cardinal,

le rassemblement de Paris est susceptible de redonner l’espoir et le goût

d’entreprendre à une jeunesse française qui en a bien besoin, elle qui doit

faire face à un avenir difficile. La présence de centaines de milliers de

jeunes à Paris durant une semaine est par ailleurs une occasion unique de

renforcer le rayonnement culturel et spirituel de la France. Lors de chacune de nos rencontres, Jean Paul II ne manque d’ailleurs jamais de rappeler

le prestige de la France à l’étranger et l’obligation qui lui est faite

d’incarner et de défendre les valeurs dont elle est le porte-drapeau, confie le cardinal Lustiger. (apic/jcn/mp)

Encadré

Qui viendra à Paris?

Plus de 220’000 jeunes étrangers ont déjà exprimé leur intention de participer aux Journées mondiales de la jeunesse à Paris en août 1997. On compte

en outre sur la présence de 100’000 Français. Mais ces chiffres devront

être revus à la hausse au fur et à mesure que l’événement s’approche, estiment les organisateurs. Les cinq continents seront représentés. On attend

une nouvelle fois une forte participation de l’Europe de l’Est et du Sud.

Pour la première fois l’Allemagne et l’Europe du Nord semblent aussi vouloir se mobiliser fortement.

Les organisateurs n’ont pas encore décidé de la possibilité d’associer à

ces journées les jeunes d’autres confessions et les non-chrétiens, en particulier les jeunes musulmans de France, où l’islam est la seconde religion.

Qui paiera?

Le financement reposera sur trois sources: la participation des jeunes euxmêmes (135 FF par jour et par personne, auxquel s’ajoute un versement de

solidarité de 50 FF); une souscription auprès des catholiques de France; le

recours au sponsoring, au partenariat et au mécénat.

Le programme

Après les journées en diocèse, du 14 au 17 août, les jeunes convergeront

sur Paris où ils seront accueillis le lundi 18 août. Le 19 sera lancé le

Festival de la jeunesse avec visite de Paris et une messe d’ouverture présidée par le cardinal archevêque de Paris, Mgr Jean-Marie Lustiger. (apicjcn/be)

3 avril 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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