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Fribourg: Assemblée des tâches supraparoissiales
Budget approuvé et présentation de la future Caritas cantonale (281195)
Fribourg, 28 novembre(APIC) Budgets – approuvés – et présentation de la
future Caritas-Fribourg ont été au centre des débats de l’Assemblée des tâches supraparoissiales, tenue le 27 novembre à Givisiez.
Les 120 délégués des paroisses francophones et des missions linguistiques ont unanimement approuvé les budgets des tâches supraparoissiales et
de la caisse des ministères, qui entrevoient un résultat équilibré. En fin
de séance, la présentation de la future Caritas du canton de Fribourg a
provoqué quelques murmures, mais pas de remise en question.
Lors de l’établissement de son budget, la commission des tâches supraparoissiales a eu une désagréable surprise en apprenant que l’impôt à la
source perçu par les paroisses avait baissé de 78’000 francs par rapport à
l’année précédente. Cette perte est avant tout dommageable pour l’Eglise
cantonale, à qui 80% de la somme est attribué.
Les délégués des paroisses ont accepté d’accomplir un geste en augmentant ce taux à 83%, ce qui a permis à l’administrateur des tâches supraparoissiales, Jean-Pierre Equey, de présenter un budget équilibré, qui se
monte à 3,8 millions de francs.
Au chapitre des investissements, l’année 96 ne coûtera pas cher aux paroisses. Deux équipements informatiques pour des mouvements, ainsi que
quelques tables et chaises ont été devisés à 23’000 francs. Ces mouvements
ont passé la rampe à l’unanimité et sans susciter une seule question.
C’est également d’une seule et même voix que les délégués des paroisses
ont approuvé le budget de la rémunération des prêtres et laïcs permanents,
qui se monte à 6,16 millions.
En fin de séance, les vicaires épiscopaux Jacques Banderet et Thomas
Perler, ainsi que Casimir Noël, ancien directeur du service social de Fribourg, et Madeleine Duc, conseillère communale, ont présenté le résultat
des travaux de la commission chargée de faire redémarrer Caritas dans le
canton. «Nous avons constitué cette commission car nous ne pouvons pas nous
passer d’une Caritas. La diaconie n’est pas une matière à option pour
l’Eglise. C’est une mission fondamentale au même titre que la transmission
de la foi ou la célébration des sacrements, a affirmé le vicaire épiscopal
francophone.
Le projet a suscité quelques murmures, surtout lors de la présentation
du budget de la future structure centrale de Caritas. (apic/id/pr)
ENCADRE
Une Caritas active dans le canton
La commission chargée de redéfinir la future Caritas-Fribourg a présenté
lundi également le résultat de ses travaux. Tirant le bilan de l’échec de
la précédente institution, les vicaires épiscopaux du canton ont rencontré
durant près d’un an des représentants des milieux sociaux, politiques et
ecclésiaux en vue de définir le visage de la future Caritas.
Six principes fondamentaux définissent le concept de base du projet actuel: une présence dans toutes les régions du canton; une écoute des véritables besoins de la population; une création de réseaux qui permette une
collaboration avec les organismes existants; une structure centrale légère;
une fidélité à la mission de l’Eglise (auprès des plus pauvres); un engagement de véritables professionnels de l’entraide sociale.
La future Caritas devra promouvoir l’entraide en soutenant les projets
existants ou qui sont encore à créer. La collaboration avec les services
sociaux régionaux, les Conférences de St-Vincent-de-Paul et les autres mouvements d’entraide sera nécessaire afin d’éviter la dispersion des efforts.
Une première évaluation des coûts annuels se monte à 300’000 francs. Ce
montant comprend l’engagement d’une personne à plein-temps pour la partie
francophone, un mi-temps poour la partie alémanique et un mi-temps de secrétariat, ainsi que des frais de fonctionnement.
Le calendrier, que la commission elle-même a jugé trop optimiste, prévoit l’engagement du personnel pour mai 96. Mais les conditions fonancières
actuelles ne permettent pas encore le lancement. Quant aux salaires des
animateurs et secrétaires, il faut qu’ils soient garantis par un apport régulier de l’Eglise. Les dons seraient ainsi intégralement attribués à des
actions d’entraide. (apic/id/pr)




