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apic/Pax Christi/Assemblée/Lausanne
Lausanne: Assemblée générale de Pax Christi (090696)
Odile Montavon, nouvelle présidente
Lausanne, 9juin(APIC) Pax Christi suisse a tenu son Assemblée générale le
8 juin à Lausanne, au cours de laquelle plusieurs résolutions ont été adoptées. L’une sur les réfugiés de l’ex-Yougoslavie en Suisse, l’autre pour
dénoncer la Tunisie, qui «méconnaît et viole les libertés fondamentales de
ses citoyens». Le mouvement Pax Christi s’est donné une nouvelle présidente
en la personne de la Jurassienne Odile Montavon.
Pax Christi exprime sa consternation à la suite de l’arrestation, le 18
mai, de Khémaïs Chammari, député de l’opposition modérée et personnalité
dans la défense des droits de l’homme en Tunisie – il fut l’invité de l’Assemblée de Pax Christi en 1991 -. L’organisation catholique invite les gens
à renoncer à passer des vacances en Tunisie et demande au Conseil fédéral
de se pencher sur le dossier de la Tunisie et la «dérive alarmante d’un
Etat considéré comme démocratique vers un régime de dictature».
L’Assemblée a en outre réaffirmé son soutien à l’initiative «Contre
l’exportation de matériel militaire», et adopté une résolution exprimant la
nécessité de maintenir la pression sur la communauté internationale en vue
de l’interdiction des mines antipersonnel. Pax Christi souhaite que le Conseil d’Etat se prononce en septembre en faveur d’une loi prévoyant l’interdiction totale de ces mines pour ce qui est de la Suisse, comme l’a déjà
fait le Conseil national en mars.
Enfin, l’Assemblée dit être persuadée que la plupart des réfugiés de
l’ex-Yougoslavie en Suisse rentreront de leur plein gré chez eux, mais que
les conditions, aujourd’hui. «sont loin d’être réunies pour y songer avec
sérénité». Pax Christi a encore pris connaissance du rapport d’activité de
la section et défini les priorités pour l’année à venir; approfondissement
des thèmes de l’impunité et de la réconcilation, en les inscrivant dans la
préparation du Rassemblement oecuménique de Graz, en 1997. Les membres présents ont finalement constaté «qu’il est devenu très difficile de réunir
les fonds nécessaires permettant le fonctionnement compétent et professionnel du mouvement». (apic/com/pr)




