Genève: Conférence internationale du travail (170694)

apic/PaxChristi

Intervention du représentant de Pax Christi international après le

rapport sur la situation des travailleurs dans les territoires occupés

Genève, 17juin(APIC) La reconnaissance de l’existence du peuple palestinien par Israël, le 13 septembre 93, n’ouvrira la voie de la paix que dans

la mesure où elle permettra une réelle amélioration des conditions de vie

et de travail des Palestiniens, a déclaré le représentant de Pax Christi

international, Jacques Vittori, devant la Conférence internationale du travail à Genève sur la situation des travailleurs dans les territoires occupés.

Si le représentant de Pax Christi salue la décision des bailleurs de

fonds de débloquer 42 millions de dollars pour aider à la mise en place des

infrastructures administratives nécessaires, il relève que cette somme est

néanmoins largement insuffisante, compte tenu qu’elle correspond à un mois

à peine du budget de fonctionnement de la ville de Genève.

Pour Jacques Vittori l’autonomie accordée semble être à l’image d’un

établissement pénitencier dont l’administration se retirerait, en ouvrant

la porte des cellules et en laissant les prisonniers s’organiser en liberté

à l’intérieur d’un périmètre encerclé dont les entrées comme les sorties

sont policièrement et militairement contrôlées.

Après avoir notamment rappelé le non respect des résolutions de l’ONU

prises à l’encontre d’Israël, l’orateur, se référant à l’histoire de la

création de l’Etat d’Israël, a relevé que les Palestiniens ont été injustement sacrifiés sur l’autel de la mauvaise conscience occidentale.

Des investissements de 2,5 milliards de dollars ont certes été promis,

note le représentant de Pax Christi, mais ils sont conditionnés à la mise

en place de l’administration palestinienne. Et de constater: «Comment cette

administration pourrait-elle y parvenir, privée qu’elle est des moyens matériels indispensables à son organisation et à son fonctionnement?

A ses yeux, l’accord signé le 4 mai au Caire ouvre la possibilité de

commencer à réparer les injustices faites aux Palestiniens tout en apportant la paix en Israël. Et de conclure en relevant qu’après toute guerre et celle-ci peut reprendre à tout moment -, il faut déminer le terrain pour

éliminer les risques meurtriers qui subsistent et perdurent parfois pendant

de longues années. (apic/com/pr)

17 juin 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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