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Rome: Jean Paul II reçoit les évêques du Pérou (270994)

Le pape souligne l’importance de l’inculturation

Rome, 27septembre(APIC) Le pape a reçu mardi le dernier groupe des évêques péruviens en visite ’ad limina’. Après avoir insisté sur la vocation

de l’Eglise à la sainteté, il a souligné l’importance d’une évangélisation

ancrée dans la diversité des cultures. Une évangélisation indisociable de

l’option préférentielle pour les pauvres.

Abordant la question de l’évangélisation, Jean-Paul II a demandé que la

Parole de Dieu soit annoncée sans être «mutilée, falsifiée ou diminuée». La

sécularisation croissante de la société appelle une revitalisation de la

catéchèse à tous les niveaux. Le Pérou est d’une grande richesse multiraciale que l’Eglise doit «valoriser et utiliser pour incarner le message

éternel du Christ dans la société», a poursuivi le pape. Aussi a-t-il exhorté les évêques à une réflexion patiente sur l’inculturation de l’Evangile. «L’annonce de la Bonne Nouvelle, a-t-il expliqué, exige une recherche

théologique et anthropologique minutieuse et sereine.» Il s’agit de favoriser la communication de l’unique vérité, révélée en Jésus Christ, à une diversité de groupes culturels et ethniques avec leur caractéristiques particulières.

Le véritable progrès de l’Eglise passe par la sainteté de ses membres, a

noté le pape, invitant les évêques à encourager dans ce sens l’ensemble des

fidèles, prêtres, religieux et laïcs. Il a demandé de veiller à ce que les

rites sacramentels soient célébrés avec la dignité requise et à ce que les

prêtres se consacrent pleinement à l’exercice de leur ministère.

Rappel de l’option préférentielle pour les pauvres

L’extension de la pauvreté, «qui touche un grand nombre de villes», a

incité le pape à un vigoureux rappel de l’option préférentielle pour les

pauvres: une option «ni exclusive, ni excluante, parce que la mission de

l’Eglise s’adresse à tous». Le pape a aussi relié le drame de la pauvreté à

ses causes, parmi lesquelles il a épinglé le manque de cohérence entre la

foi professée et la vie quotidienne: «il arrive que des chrétiens ne trouvent pas dans la foi la force nécessaire pour influencer les critères et

les décisions des responsables du cadre idéologique et de l’organisation de

la vie sociale, économique et politique». (apic/cic/mp)

27 septembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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