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apic/Perou/ otages/ Mgr Cipriani
Pérou: Le Vatican autorise l’archevêque
d’Ayacucho à négocier avec les rebelles du MRTA (150197)
74 otages toujours retenus à Lima
Rome/Lima, 15janvier (APIC) L’archevêque Juan Luis Cipriani, d’Ayacucho,
est devenu l’un des artisans du réglement de la crise provoquée par la prise d’otages dans la capitale péruvienne Lima. Quatre semaines après l’attaque de la résidence de l’ambassadeur du Japon, des rebelles du Mouvement
Révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA) détiennent toujours 74 otages et la tension reste vive. Par ailleurs, le Vatican a autorisé officiellement mercredi la Conférence épiscopale péruvienne à nommer Mgr Cipriani dans la commission de négociation.
La principale demande des rebelles est la libération de leurs membres
emprisonnés, entre autres leur leader Polay Campos. Plus de 450 membres du
MRTA, accusés de terrorisme, sont détenus dans les prisons péruviennes, et
beaucoup ont été condamnés à la réclusion à perpétuité.
La majorité des otages de l’ambassade, diplomates étrangers, fonctionnaires internationaux et d’hommes d’affaires du pays, ont été libérés peu à
peu grâce aux interventions du représentant du Comité international de la
Croix-Rouge Michel Minnig, de Domingo Palermo, ministre de l’Education du
Pérou et de l’archevêque Cipriani.
Le prélat a précisé que sa participation a été strictement pastorale.
Les événements semblent indiquer, cependant, que son rôle va au-delà des
messes qu’il célèbre et des confessions des otages. Mgr Cipriani, 53 ans,
membre de l’Opus Dei est proche du président péruvien, Alberto Fujimori, et
de Domingo Palermo. La participation de l’archevêque a commencé dès le jour
de Noël lorsqu’il s’est rendu dans la résidence de l’ambassadeur du Japon,
officiellement pour célébrer la messe pour les otages. Il y est resté durant sept heures et a pu parler librement avec les otages et les rebelles
du MRTA.
L’archevêque a en outre assisté le 28 décembre en tant que témoin à la
première rencontre directe entre le ministre Palermo et les rebelles du
MRTA. Suite à cet entretien, Domingo Palermo et Mgr Cipriani ont quitté la
résidence accompagnés de 20 otages qui ont déclaré ensuite que l’archevêque
avait joué un rôle essentiel en facilitant la communication. Le 1er janvier, l’archevêque a quitté la résidence avec sept autres otages.
Toutefois, l’archevêque Cipriani n’est pas la seule personnalité religieuse engagée dans le règlement de cette crise. Juan Julio Wicht, un prêtre jésuite, qui se trouvait dans la résidence lorsqu’elle a été attaquée
par les rebelles, a choisi d’y rester. «Je ne peux pas les laisser seuls,
ils ont besoin de moi», a dit le prêtre, qui ne veut sortir qu’avec le dernier otage. (apic/eni/imed/mp)




