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apic/Pétition CO2/ relance en Suisse

Suisse: Cri d’alarme des Eglises contre l’augmentation du CO2 (141196)

Il faut signer la pétition: «Agissons maintenant»

Berne, 14novembre (APIC) Au début juin 96, une pétition des Eglises était

lancée simultanément dans 19 pays industrialisés pour que les émissions de

dioxyde de carbone (CO2) diminuent dans le monde. Jeudi à Berne, les initiants suisses, dont la «communauté oecuménique suisse de travail, Eglise et

environnement» (COTE) ont donné une nouvelle impulsion à la récolte des

sigantures de cette pétition.

Les organisateurs avaient invité Peter Salomonsen, originaire de Nouvelle Zélande, qui travaille pour les Eglises du Pacifique à Suva, dans les

îles Fidji. L’orateur a mis en évidence les dramatiques conséquences de la

montée des eaux de la mer dans l’avenir. Selon l’opinion des scientifiques

responsables, cette montée des eaux n’est pas une probabilité, mais une

certitude. Ce qu’on discute encore, c’est le moment de cette montée.

Peter Salomonsen s’est appliqué à démontrer cette menace concrète en

prenant l’exemple des ìles Marshall, une République située sur 34 atolls,

dont les récifs coraliens dépassent à peine le niveau de la mer. La superficie totale des atolls est de 181 km2, entourée d’un «désert aquatique» de

2,1 millions de km2. Selon des prévisions scientifiques dignes de foi, on

peut s’attendre lors des 100 prochaines années, si rien n’est fait pour

faire baisser l’émission de CO2, à une montée des eaux de 60 cm qui va submerger 80% du territoire des îles. Le reste des surfaces risque aussi

d’être inhabitable à cause des dangers d’inondation provoqués par les typhons.

Les raisons spécifiques des chrétiens pour signer la pétition

Le théologien protestant Lukas Visher, chargé de liaison du Conseil oecuménique des Eglises (COE) auprès de la Conférence des Nations Unies sur

le climat, a lancé un appel pour que les chrétiens signent la pétition. En

juin déjà, il avait donné trois raisons fondamentales à cette action spécifique des chrétiens sur ce sujet: Il s’agit de respecter la création de

Dieu. Devant la tendance actuelle à reléguer ce problème à l’arrière plan.

Les chrétiens doivent être en première ligne pour cette mobilisation. Il

s’agit aussi d’une question de solidarité, car le style de vie des pays industrialisés impose au reste du monde, – spécialement aux îles du Pacifique

et des Caraïbes – des nuisances. Quand 75% de l’effet de serre proviennent

des pays industrialisés, il faut que ces derniers prennent conscience de

leur responsabilité. Troisième raison: Il est capital que les chrétiens se

convertissent à un style de vie différent.

La pétition demande au gouvernement suisse et aux membres des deux Chambres fédérales d’agir avec plus de fermeté. En respectant la promesse faite

au Sommet de Rio (1992) de ramener d’ici l’an 2000, les émissions de CO2 à

leur niveau de 1990. Pour la période après l’an 2000, il faut exiger des

objectifs contraignants et des mesures correspondantes adaptées. Au nombre

des mesures, on demande la promotion des sources d’énergies renouvelables.

Sur le plan suisse, outre la Fédération des Eglises protestantes de la

Suisse (FEPS), la Conférence des évêques suisses (CES), l’Eglise catholique

chrétienne soutiennent cette pétition. Parmi les organisations catholiques,

on peut encore citer la Commission nationale «Justice et Paix», Action de

Carême, Caritas suisse, le Conseil missionnaire catholique suisse (CMCS),

la Ligue suisse des femmes catholiques et l’Union des Supérieurs majeurs de

la Suisse (USM). (apic/wm/ba)

14 novembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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