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apic/Pologne/ avortement
Pologne: Le parlement vote la libéralisation de l’avortement (300896)
A une grande majorité et malgré les avertissements de l’Eglise catholique
Varsovie, 30août(APIC) Le parlement polonais a adopté par 208 voix contre
61 non et 15 abstentions une nouvelle loi libéralisant l’avortement. La position des partis de gauche et du gouvernement néo-communiste a finalement
largement prévalu. La nouvelle loi autorise l’avortement jusqu’à douze semaines de grossesse si la mère se trouve dans une situation de détresse
psychologique ou matérielle.
Jusqu’à présent, la loi polonaise, datant de l’ère Walesa, n’autorisait
l’avortement qu’en cas de danger pour la vie de la mère, de graves malformations de l’embryon ou de viol. L’ancienne loi prévoyait également des
peines pouvant aller jusqu’à deux ans de prison.
La Conférence des évêques de Pologne a immédiatement réagi en qualifiant
de «tragique» la décision du parlement. L’ancienne loi était en fait une
aide pour de nombreuses femmes, a relevé Mgr Tadeusz Pieronek, porte-parole
de l’épiscopat. Les évêques s’inquiètent de voir l’avortement ainsi ramené
à une méthode de contrôle des naissances. La nouvelle loi rend l’interruption de grossesse pratiquement libre car il est facile de justifier des
«indications sociales».
Par cette décision, le parlement polonais se rend complice d’un processus criminel dont des dizaines de milliers d’innocents seront les victimes.
Les responsbales en sont les députés qui ont une image totalement matérielle de l’homme. Mgr Pieronek a cité les communistes, un parti des libéraux
et des membres du Parti paysan. Le porte-parole de l’épiscopat a cependant
exclu une excommunication formelle de ces députés car une grande partie
sont des athées et pour les autres l’Eglise doit redoubler d’efforts pastoraux. Pour la rémission de la faute personnelle le chemin de la confession
reste ouvert aux hommes politiques, a expliqué Mgr Pieronek.
L’Eglise mettra également tout en oeuvre pour démontrer les conséquences
de cette décision tragique. Les centres d’accueil et de conseil pour les
futures mères sont appelés à renforcer leurs activités tant au niveau diocésain que paroissial.
Le primat de Pologne, le cardinal Jozef Glemp, avait déclaré mardi qu’il
n’y a pas de place dans l’Eglise catholique pour les partisans de la légalisation de l’avortement. «Pour tous ceux qui disent ’oui’ à la mort, il
n’y a pas de place devant l’autel, à moins qu’ils ne prennent le chemin du
repentir et de la réconciliation», avait précisé l’archevêque de Varsovie.
(apic/kna/ba)



