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apic/Pologne/Propos antisémite/Abbé Jankowski/Excuses des évêques
Pologne: Les évêques catholiques s’excusent pour les propos(180695)
antisémites de l’abbé Jankowski, confesseur de Lech Walesa
Un prêtre très politisé et très controversé
Varsovie/Sczeczin, 18juin(APIC) Les évêques catholiques de Pologne ont dû
s’excuser publiquement pour les propos antisémites de l’abbé Henryk Jankowski, curé de la paroisse Ste-Brigitte à Gdansk, et ancien conseiller du
syndicat indépendant Solidarnosc. Ils ont adressé des excuses à la communauté juive lors de leur assemblée plénière tenue samedi à Sczeczin, au
nord-ouest de la Pologne.
L’abbé Jankowski, confesseur à l’époque de son ami syndicaliste Lech Walesa – aujourd’hui président de la République – a déclaré dimanche dernier
que l’on ne pouvait plus longtemps tolérer un gouvernement formé de personnes qui n’ont pas déclaré s’ils étaient «de provenance juive ou moscovite».
Prêtre très politisé et opposé à l’actuel gouvernement polonais, l’abbé
Jankowski a suscité le scandale tant au niveau national qu’international.
Son homélie a été dénoncée par des intellectuels en Pologne mais également
par le Congrès juif européen (CJE).
La Commission épiscopale polonaise pour le dialogue avec le judaïsme a
publié une mise au point samedi à Sczeczin, en émettant l’espoir que les
paroles blessantes de l’abbé Jankowski ne portent pas préjudice au dialogue
déjà difficile avec la communauté juive en Pologne. L’archevêque de Gdansk,
Mgr Tadeusz Goclowski, s’était déjà distancé de l’homélie litigieuse, tandis que le secrétaire de la Conférence épiscopale, Mgr Tadeusz Pieronek
avait également fait des excuses à la communauté juive. Quant à l’abbé
Jankowski, il admet que ses paroles ont été provocantes, mais il affirme ne
pas être antisémite.
Les évêques critiquent le projet de nouvelle Constitution
Les évêques polonais ont d’autre part critiqué le projet de nouvelle
Constitution discuté actuellement au Parlement. Le concept qui apparaît en
ce moment ne rencontre pas l’assentiment de l’Eglise catholique, estime Mgr
Jozef Michalik, président de la Commission épiscopale polonaise chargée du
dossier. Les évêques déplorent qu’il manque en particulier dans le projet
actuel une référence à Dieu et que font défaut la garantie des droits de la
famille, et surtout la protection de la vie à naître. (apic/kna/be)




