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apic/Pologne/Querelle orthodoxe-catholique/Couvent de Suprasl
Pologne:L’Eglise orthodoxe polonaise interpelle Jean Paul II(130695)
Querelle pas très oecuménique autour de la propriété du couvent de Suprasl
Varsovie,13juin(APIC) L’Eglise orthodoxe en Pologne a interpellé le pape
Jean Paul II pour qu’il intervienne dans la longue querelle à relents nationalistes qui oppose orthodoxes et catholiques à propos de la propriété
du couvent de Suprasl, l’un des plus vieux d’Europe de l’Est et depuis plusieurs siècles l’un des centres spirituels et culturels de l’orthodoxie polonaise.
Situé dans la partie orientale de la Pologne, à une quinzaine de kilomètres de Bialystok, le couvent de Suprasl a été attribué à l’Eglise orthodoxe par une commission gouvernementale en septembre 1993. Une décision considérée comme injuste par la Cour suprême administrative dans un arrêt pris
à la fin mai. L’archevêché de Bialystok, fort de cette décision de justice,
cherche à récupérer le couvent au profit de l’Eglise catholique.
Ce couvent du XVe siècle – fondé en 1498 par une famille de mécènes orthodoxes – a changé plusieurs fois de propriétaires dans l’histoire. Il fut
occupé de 1614 à 1838 par une communauté catholique uniate, avant de revenir aux orthodoxes. Fermé par les autorités polonaises en 1923, le monastère n’a été partiellement restitué aux orthodoxes qu’en 1944 et une petite
communauté monastique y est maintenant installée.
Une revendication qui «torpille» la coopération oecuménique
L’Eglise orthodoxe de Pologne, dans un communiqué publié à Varsovie et
révélant le contenu de la lettre adressée à Jean Paul II, affirme que les
tentatives de reprendre le couvent aux orthodoxes «torpille la coopération
oecuménique et empêche l’unité et les relations fraternelles».
Cette querelle aux relents de nationalisme illustre les difficultés auxquelles doivent faire face depuis des décennies les orthodoxes en Pologne,
accusés par des tracts distribués l’an dernier à la sortie de la cathédrale
de Bialystok d’avoir toujours été des «instruments dans la main de Moscou».
Des dignitaires catholiques de la région, affirme le service orthodoxe de
presse (SOP), ont relayé de telles accusations anti-orthodoxes. (apic/knasop/be)




