Le texte contient 36 lignes (max. 75 signes), 381 mots et 2510 signes.

apic/Prix UNESCO/Petites Ecoles/Haïti

Premier prix d’alphabétisation de l’UNESCO

Au «Petites Ecoles» créées par un Belge en Haïti (160996)

Bruxelles, 16septembre (APIC) L’UNESCO a décerné le premier des trois prix

d’alphabétisation 1996 au projet «Les Petites Ecoles», développé dans la

capitale haïtienne Port-au-Prince avec le soutien de l’association belge

. Ce projet avait été présenté par l’Office International de l’Enseignement Catholique (OIEC).

11.500 FB… par an ! (450 francs suises) C’est la richesse moyenne que

produit un habitant du pays le plus pauvre du monde : Haïti. Il y a 40 ans,

le Père Bohnen, missionnaire salésien belge, a eu le projet d’implanter à

Port-au-Prince une école classique dans le bidonville de la Saline. Un beau

projet, trop beau même pour les enfants du quartier que le bâtiment sans

luxe faisait reculer : quel gosse aux pieds nus et mal vêtu se trouverait

chez lui dans pareille école ?

Le Père Bohnen a donc changé d’avis. Il a rassemblé les avis et l’aide

des parents pour construire un local avec les matériaux habituels : cartons, planches, tôles ondulées, paille, terre battue. Et les enfants sont

venus. Mieux : ces «Petites Ecoles» se sont multipliées. Il en existe 1870

actuelle : quelque 25’000 enfants y sont accueillis, y trouvent à manger et

y reçoivent une première formation, grâce à 900 maîtres et animateurs d’alphabétisation, qui reçoivent un salaire mensuel d’à peine 800 FB (32 francs

suisses).

Les Salésiens assurent, quant à eux, une formation de base, pédagogique

et sociale, pour des maîtres eux-mêmes issus du bidonville. Les religieux

veillent également à l’encadrement.

L’existence de ces «Petites Ecoles» montre, aux yeux de l’Office International de l’Enseignement Catholique, que le milieu socio-économique et

socio-culturel le plus démuni peut avoir à son actif le fleuron de la promotion humaine et de l’action éducative. «Même au ras du sol, au fond des

corridors obscurs, sous les lampadaires des rues, le plus pauvre a la possibilité de prendre en main sa propre formation», souligne le Père Andrès

Delgado Hernandez, secrétaire général de l’OIEC. C’est ce que l’UNESCO a

voulu récompenser en accordant aux «Petites Ecoles» le premier prix d’alphabétisation 1996.

Ce projet avait aussi été choisi par le Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique (SeGEC) comme projet de solidarité à soutenir dans le cadre de la journée mondiale de l’Enseignement Catholique en 1996. (apic/cippr)

16 septembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!