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apic/Recife/crise interne à l’Eglise locale
Recife: Des visions pastorales différentes accentuent la crise (180495)
entre l’archevêque et des prêtres engagés dans les communautés de base
Recife, 18avril(APIC) Le silence et l’absence de plus de 50 prêtres de
l’archidiocèse d’Olinda et Recife lors de la rénovation des engagements sacerdotaux, célébrée comme de coutume le Jeudi-Saint à la cathédrale, ont
été interprêtés à Recife et dans tout le Brésil comme un accroissement du
malaise existant entre Mgr José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife et
successeur de Dom Helder Camara, et certains des prêtres engagés auprès de
communautés ecclésiales de base.
Mgr Sobrinho a destitué déjà treize prêtres connus pour appartenir au
secteur progressiste du clergé. Certaines communautés n’ont guère accepté
la destitution de leurs pasteurs. Elles ont été particulièrement choquées
que l’archevêque ait requis le pouvoir judiciaire de l’Etat et l’utilisation des forces de la police militaire pour fermer certaines églises et
chapelles, comme cela s’est produit à fin mars, dans le quartier de Conceicao à Recife. Selon des observateurs, ces faits mettent en évidence les défis auquels sont confrontés l’archidiocèse. Il y a manifestement une crise
entre l’autorité diocésaine et les fidèles désarçonnés par ces méthodes de
gouvernement. Une polémique, désastreuse pour l’unité de l’Eglise, s’instaure dans toutes les paroisses autour des notions d’»autorité et d’obéissance».
La presse nationale, spécialement le quotidien «A Folha de Sao Paulo»,
estime que la crise, existant depuis la nomination de l’archevêque actuel,
s’accentue singulièrement. Interrogé par le journal, Mgr Sobrinho dément
que les 50 prêtres absents de la cérémonie aient voulu, par ce geste, protester contre lui. A ses yeux, il est normal que certains prêtres aient été
absents ce jour-là. Par ailleurs, des prêtres disent avoir refusé de donner
une interview sur ce sujet, de crainte de subir des sanctions canoniques,
voire d’être destitués par l’archevêque.(apic/em/ba)



