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France: Des chômeurs restaurent une église

Un exemple qui pourrait faire école… (181295)

Collobrières, 18décembre(APIC) Depuis septembre 1995, des chômeurs restaurent l’église de Collobrières, dans le diocèse de Fréjus-Toulon, dans le

sud de la France. Douze hommes de Collobrières et deux du voisinage travaillent à la réfection de l’église locale, payés par des organismes d’Etat

et la commune. Histoire d’une collaboration… qui remonte à un peu plus de

deux ans.

En juillet 1993, le maire et le curé de Collobrières sortent indemnent

d’une voiture gravement accidentée. Ce jour-là, tous deux ont compris

qu’ils auraient quelque chose à faire ensemble. Le même été, le maire, le

curé et les habitants de la localité fêtent les 100 ans de l’orgue de

l’église. Mais l’édifice est lépreux. Il faut le restaurer.

Normalement, l’église, propriété communale, bénéficie du financement de

la commune. Le hic est qu’il n’y a pas d’argent. Où le trouver. Le curé

sort les économies de la paroisse: 40’000 francs (10’000 fs), le maire lance une collecte dans le village: 55’000 francs (environ 14’000 fs), on imprime des cartes postales avec les vitraux de l’église, on réveille l’ancienne kermesse paroissiale, les dons et les imaginations aidant, les fonds

sont peu à peu récoltés.

Reste l’éxécution des travaux… L’idée jaillit d’un responsables de

l’Association Saint-Jean, chargé de surveiller une autre restauration,

celle d’un monastère de la région. «Il doit être possible de faire un chantier école pour l’église de Collobrières». Mais il faut notamment l’accord

du préfet du Var et obtenir le consentement de la Direction départementale

du travail, de l’emploi et de la formation permanente de l’Agence nationale

pour l’emploi. Ce qui sera fait. Résultat, quatorze ancien chômeurs restaurent aujourd’hui l’église. «Un exemple de mise en pratique successive de la

solidarité», assure-t-on du côté de Collobrières.

A travail égal salaire égal

«Il faut leur donner la responsabilité de leur propre travail. Ils découvrent ce qu’il faut faire, comment le faire. Et ils ont le bonheur d’apprendre», témoigne le maître de l’équipe. Quant à la commune, elle finance

les matériaux, procure l’outillage, et donne des compléments de salaire

pour que les revenus des quatorze hommes soient équivalents. Sur la base du

critère qu’à travail égal, salaire égal. (apic/snop/pr)

18 décembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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