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apic/Riva del Garda /WCRP

Riva del Garda: 6 Conférence mondiale des religions pour la paix (041194)

Tous membres de la même famille humaine

Pierre Rottet, envoyé spécial de l’APIC

Riva del Garda, 4novembre(APIC) L’ouverture de la 6e Conférence mondiale

des religions pour la paix à Riva del Garda, en Italie, a été marquée vendredi par les interventions de quelques unes des plus éminentes personnalités mondiales. L’ex-premier ministre japonais Yasuhiro Nakasone, le partriarche oecuménique de Constantinople Mgr Bartholomée Ier et théologien Hans

Küng ont notamment pris la parole.

La présence des Japonais est très importante à Riva del Garda aussi bien

dans la délégation à l’assemblée que parmi les journalistes. Surtout autour

de Yasuhiro Nakasone, ancien Premier ministre nippon, qui a souligné dans

son discours l’importance historique de l’époque actuelle, pleine de bouleversements et de changements. Il faut remédier au manque de courage et

d’engagment au niveau politique par le développement du sens de la solidarité et de la responsabilité. En 1995, exactement cinquante ans après la

fin de la seconde guerre mondiale, il convient de faire un effort particulier pour soulager la misère du monde. Il s’agit en particulier de reconnaître la pluralité des civilisations et la diversité des styles de vie. La

civilisation occidentale domine le monde depuis la fin du XVe siècle. Nous

sommes depuis dans un monde de discrimination politique, sociale, économique et souvent religieuse, remarque M Nakasone.

Autre intervention attendue: celle de Mgr Bartholomée Ier, patriarche

oecuménique de Constantinople qui s’en est pris aux faux prophètes qui mettent le monde à feu et à sang, en faisant notamment allusion aux massacres

de Cheiry et de Salvan, en Suisse, au récent attentat de Tel Aviv ainsi

qu’au conflit en ex-Yougsolavie. «Il n’y pas de juifs, pas de chrétiens,

pas de musulmans, pas de bons ni de méchants, il n’y pas d’homme et de femmes, mais nous sommes tous unis en Jésus-Christ», a-t-il dit paraphrasant

l’apôtre Paul. Le moment est venu de faire alliance pour mettre fin au travail dévastateur des faux prophètes. Le don spirituel de la paix dépend de

notre volonté de travailler ensemble. (…) pour faire de notre race celle

de la paix.

Hans Küng, le théologien catholique suisse dissident, a été lui aussi un

des premiers orateurs de cette 6e assemblée de la Conférence mondiale des

religions pour la paix. Pour lui, la première règle et la première richesse

de l’homme est de traiter l’autre comme il aimerait être traité lui-même.

Cela implique, au niveau de toutes les religions de pratiquer la culture de

la non-violence et le respect de la vie. De s’engager pour la solidarité et

pour un ordre économique plus juste. De mettre en oeuvre la tolérance et de

renoncer au nationalisme. La nouvelle vision apparue après la fin de l’opposition entre l’Est et l’Ouest réclame une nouvelle structure de la communication au niveau international. A notre époque, chaque région devrait

disposer des «anticorps» nécessaires pour faire face aux catastrophes et

aux conflits, estime le théologien. Enfin, Hans Küng souhaite un renforcement du fonctionnement des Nations Unies, dans le domaine économique et social notamment. (apic/pr)

4 novembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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