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Rome: Le patriarche Bartholomée Ier réclame (280695)
la réouverture de la Faculté de théologie de Chalki
Rome, 28juin(APIC) Un appel à la réouverture de la faculté de théologie
de Chalki, «fermée depuis de nombreuses années par décision des autorités
turques», et un appel aux intellectuels chrétiens à «exorciser» le monde
culturel contemporain des influences «de l’athéismes, mais aussi antithéistes et démoniaques», sont les deux messages que le patriarche oecuménique
de Constantinople a lancé mercredi à Rome lors de deux rencontres au Séminaire français et à l’Université du Latran.
Au Séminaire français, Bartholomée Ier s’est souvenu du séjour de trois
ans qu’il y passa, quand il fut accueilli en 1964 comme jeune diacre orthodoxe et étudiant à l’Institut Oriental, «les années les plus créatives de
mon parcous d’étudiant», a-t-il dit. Profitant de l’occasion, il a demandé
publiquement la réouverture en Turquie du «collège spirituel de toute l’Orthodoxie», la Faculté de théologie de Chalki, «fermée depuis plusieurs années par décision des autorités turques». Une décision «grave», qui ne touche pas seulement l’orthodoxie.
Au Séminaire français, le patriarche a également annoncé sa visite en
France du 2 au 10 novembre prochain, durant laquelle il rencontrera les
évêques français réunis en assemblée plénière à Lourdes.
A l’Université du Latran, Bartholomée Ier a médité sur le sens des études et de la connaissance des «intellectuels chrétiens», une connaissance
dont la première caractéristique est sa «relativité», due aux «limites» de
l’esprit, qui est en revanche comblé par la «sagesse» de qui vient de Dieu.
La même attitude doit toujours être respectée vis-à-vis de la personne humaine, a ajouté Bartholomée Ier, car «sa nature et sa conscience sont, par
définition, un indicible mystère». Ce qui inspire au patriarche cette conclusion: «Malgré tous les progrès dans les études appelées humanistes, la
recherche ne sera jamais en mesure de se prononcer sur la personne humaine
aussi précisément et catégoriquement que les sciences positives».
Ce statut de l’intellectuel chrétien qui, selon le patriarche, sait reconnaître ses limites et «l’illimité de Dieu», lui assigne une vocation
particulière dans le monde contemporain: «Sa contribution sera justement
considérée comme une consécration – pour ne pas dire comme un véritable exorcisme – de tout le paysage culturel qui nous entoure, souvent plongé dans
l’angoisse et marqué par des signes sans équivoque de l’athéisme, mais aussi antithéistes et démoniaques». (apic/jmg/mp)



