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apic/Rome/ cathéchèse

Rome: 7e Colloque international des responsables de catéchèse (170496)

Recentrer l’annonce sur la personne du Christ

Rome, 17avril(APIC) Le 7e Colloque international des évêques et des

responsables de la catéchèse en Europe, qui se déroule du 16 au 18 avril à

Rome, s’est penché sur «la formation des éducateurs de la foi dans le

contexte de la catéchèse et de l’enseignement religieux à l’école». Des

représentants de 27 pays européens sont présents, avec une forte

participation des pays de l’Est.

Dans son discours d’introduction, Mgr Cesare Nosiglia, évêque auxiliaire

de Rome et chargé de la catéchèse au sein du Conseil des Conférences épiscopales europeennes (CCEE), a souligné la nécessité de mettre en place des

«itinéraires de formation spécifiques destinés à la première annonce vers

ceux qui sont loin, indifférents et non-croyants, en particulier dans des

situations de vie marquées par la souffrance, la maladie, la drogue, le sida, ou l’exclusion sociale».

Mgr Lorenzo Chiarinelli, évêque d’Aversa et président de la Commission

épiscopale italienne pour la doctrine de la foi et la catéchèse, a estimé,

lors de l’homélie de la messe d’ouverture, que pour parler a l’homme en recherche de la vérité, il faut «redonner authenticité et force au témoignage

des communautés chrétiennes», et «recentrer l’annonce, la catéchese et

l’éducation de la foi sur la personne du Christ».

Trois axes de travail

Trois axes de travail ont été définis. Le premier concerne le catéchiste

comme «communicateur». Mgr Helmut Kratzl, évêque auxiliaire de Vienne et

membre de la Commission épiscopale autrichienne pour la catéchèse, considère que le catéchiste, doit pour réussir, «approfondir la science de l’homme

et connaître sa sensibilité». La «didactique de la religion» suppose la

connaissance de l’orientation des élèves, de leurs besoins et de leurs attentes.

Le second axe de travail développé par don Zelindo Trenti, directeur de

l’Institut de catéchètique de l’Université pontificale salésienne, concerne

la catéchèse et les questions culturelles, en particulier dans le cadre de

la sécularisation. Pour lui, la catéchèse n’est plus seulement un problème

pédagogique, mais elle est devenue une question culturelle qui consiste à

réintégrer la fonction authentique de la religion dans la maturation intégrale de la personne.

Le dernier axe de travail a été abordé par le professeur Karl Heinz

Schmitt, président de la «Deutscher Katecheten-Verein», en Allemagne, sur

le thème de la «capacité de raconter». Les catéchistes ne doivent pas attendre que les gens viennent vers eux, mais doivent aller vers les autres.

Le catéchiste ne doit pas être un homme «d’argumentation» mais un homme de

«narration»: «le discours argumentaire, est un discours sur quelque chose,

qui cherche a en démontrer la justesse. Le discours narratif est une parole

personnelle qui veut montrer plus que démontrer. Un récit qui laisse libre

celui qui écoute.»

On apprend par ailleurs, en marge de cette rencontre, que le «Directoire

catéchétique général», élaboré par divers dicastères du Vatican pour faciliter la réalisation de catéchismes nationaux sur la base du Catéchisme de

l’Eglise catholique publié en décembre 1992, a été récemment envoyé à toutes les conférences épiscopales pour consultation.

Selon Mgr Jose Manuel Estepa, président de la commission épiscopale espagnole pour la catéchèse, il faudra attendre encore «au moins un an» pour

voir la version finale de ce directoire. (apic/imed/mp)

17 avril 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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