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apic/Rome/Clôture rencontre d’Assise
Rome: Clôture des Xe Rencontres d’Assise (111096)
Les religions ensemble pour la paix
Rome, 11octobre (APIC) La rencontre oecuménique internationale organisée
par la communauté San’Egidio pour marquer le dixième anniversaire de la
Journée mondiale de prière, voulue par le pape en 1986 à Assise, s’est clôturée jeudi à Rome par une heure de prière pour la paix. Quelque 200 personnalités politiques, représentants religieux et autres témoins de la vie
internationale d’une cinquantaine de pays ont pris part aux différentes manifestations qui figuraient au programme depuis le 7 octobre.
Dans un message transmis au nom de Jean Paul II par le cardinal Angelo
Sodano, secrétaire d’Etat du Vatican, le pape dit regretter de n’avoir pu
«être présent en personne» au milieu des participants. Mais il renouvelle
sa solidarité et celle de l’Eglise catholique «à la prière et à l’engagement commun pour éduquer les peuples à la paix». La graine semée il y a dix
ans à Assise continue de germer, se réjouit Jean-Paul II.
Un message de paix signé par tous les responsables religieux, a ensuite
été remis à des couples symboliques : deux enfants, deux personnes âgées,
deux femmes et deux immigrés.
Durant les trois journées de ce rassemblement, le nombre et la qualité
des intervenants, représentants de nombreuses religions, personnalités civiles et politiques, et observateurs internationaux de tous les continents,
a permis à tous de profiter d’expériences et de réflexions variées. Cardinaux romains, patriarches othodoxes, dignitaires musulmans du Moyen-Orient
ou d’Afrique, religieux asiatiques ou d’ailleurs ont donné de la couleur
aux assemblées.
«Je ne suis pas croyant. Je n’ai jamais été touché par la grâce de la
foi» a déclaré jeudi Mario Soares, ancien Président de la République du
Portugal, pour présenter sa collaboration avec tous dans la recherche d’un
humanisme pour l’an 2000.
Faire échec à la violence
Trois sujets ont été particulièrement développés au cours du congrès:
les nombreux conflits activés par le fanatisme religieux; les possibilités
de coopération et la nécessité de vraies démocraties pour remédier à la
pauvreté; le progrès du dialogue entre les religions pour déterminer, au
seuil du troisième millénaire, un humanisme qui favorise la paix. A propos
des récents conflits à implication religieuse, une réflexion est revenue à
plusieurs reprises, exprimée ainsi par le cardinal Francis Arinze, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux: «La vraie religion n’est pas en elle-même cause de violence, parce que toute religion
digne de ce nom enseigne la Règle d’Or: «Fais aux autres ce que tu voudrais
que les autres te fassent». (apic/imed/pr)



