Le texte contient 34 lignes (max. 75 signes), 394 mots et 2485 signes.

apic/Rome/ Conférence sur la vie

Rome: 9e Conférence internationale sur la vie (241194)

«La liberté sans référence à Dieu est minée par un pacte avec la mort»

Rome, 24novembre(APIC) Le cardinal Joseph Ratzinger a inauguré jeudi la

9e conférence internationale sur la vie organisée à Rome par le Conseil

Pontifical pour la pastorale des services de la santé. Quelque 2’000 participants vont débattre durant trois jours autour du thème «Lhomme vivant

c’est la gloire de Dieu, connaître, aimer, servir la vie».

Dans son propos inaugural, le cardinal Raztinger a constaté que «la nature n’est plus mère. Elle est devenu matériel ouvert à toutes les manipulations de l’homme. Ou, mieux, de ceux qui, parmi les hommes, détiennent le

pouvoir.» Et le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi de

préciser: «Il est impressionnant de lire les affirmations d’un médecin

français, ancien Grand Maître de la Grande Loge Maçonnique de France, qui

préconise comme projet de la vie de l’homme: la vie comme matériel, voilà

le principe de notre lutte.»

Pour le cardinal Ratzinger, «une liberté, détachée de toute référence

responsable au dessein sage de Dieu, laissée elle même dans un monde sans

aucun sens, est secrètement minée par un pacte avec la mort.» Il a conclu:

«C’est seulement quand l’homme reconnaît sa vraie finalité dans la relation

avec Dieu, que sa dignité est sauve, que sa liberté est orientée et que son

projet est vraiment constructif».

Les travaux de la première journée ont porté sur «la vie dans le dessein

de Dieu et dans le projet de l’homme», avec deux tables rondes, l’une sur

«la vie: science et culture en face à face», l’autre sur «la vie: les religions en face à face», rencontres complétées par vingt et une conférences.

Ce n’est pas le patient qui demande l’euthanasie

Le Professeur Lucien Israël, cancérologue et professeur à la faculté de

médecine de Paris, est la personnalité la plus connue des intervenants de

la première journée. Il a remarqué, à propos de l’euthanasie, que «ce n’est

pas le patient qui attend une aide du médecin pour mettre fin à sa vie mais

ce sont les parents, avec la complicité des associations créées dans ce

but. Ils font pression, avec succès, sur les parlementaires sous prétexte

de sauvegarder la dignité de la vie humaine au nom du progrès éthique et de

la supériorité de notre civilisation par rapport à la précédente». Le professeur de médecine propose comme alternative, «d’améliorer les traitements

de la douleur». (apic/jmg/m)

24 novembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!