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apic/Rome/divorcés remariés/discours du pape/pas d’admission à la communion

Rome:Le pape s’adresse au Conseil pontifical pour la Famille (240197)

Il est «urgent» d’accompagner les personnes divorcées remariées

Pas d’admission à la communion eucharistique

Rome, 24janvier (APIC) L’accompagnement pastoral des personnes divorcées

et remariées a été au centre de la dernière assemblée du Conseil Pontifical

pour la Famille. Le Conseil a traité ce sujet le 22 janvier en fonction de

la 2e rencontre mondiale du pape avec les familles, prévue les 4 et 5 octobre prochain à Rio de Janeiro. Le pape a rappelé que si les catholiques divorcés et remariés font toujours partie de l’Eglise, ils ne peuvent être

admis à la communion eucharistique.

Recevant vendredi en audience les membres du Conseil pour la Famille, le

pape a qualifié «d’urgence» la pastorale d’accompagnement des catholiques

divorcés et/ou remariés, vu le nombre de fidèles concernés par cette situation.

Les catholiques divorcés remariés font toujours partie de l’Eglise

«Que ces hommes et ces femmes sachent cependant que l’Eglise les aime,

et qu’elle leur est proche et souffre de leur situation», a redit le pape.

Jean Paul II a rappelé que les catholiques divorcés et remariés font toujours partie de l’Eglise, «car ils ont reçu le baptême et conservent la foi

chrétienne». Et de préciser qu’une union nouvelle après un divorce constitue certes «un désordre moral qui contraste avec les exigences précises qui

dérivent de la foi». «Mais ceci ne doit pas entraver l’engagement dans la

prière ni le témoignage laborieux de la charité.»

Jean Paul II a aussi rappelé que les personnes divorcées et remariées

«ne peuvent pas être admises à la communion eucharistique». Cette règle, at-il ajouté, «vaut aussi pour le sacrement de pénitence», étant donné que

les personnes divorcées qui se sont remariées se sont placées dans l’impossibilité de vivre «la conversion et la réconciliation» qu’exige ce sacrement.

Il reste cependant des «moyens pastoraux» à offrir aux catholiques divorcés pour rencontrer «leur souffrance et leurs difficultés». A ce propos,

le pape rappelle que la préoccupation de l’Eglise inclut «les enfants du

mariage précédent», qui sont «les premières victimes» puisqu’ils sont «privés du droit d’avoir les deux parents».

Crises et abandons: priorité

Un soutien particulier doit être apporté aux couples qui traversent des

moments de crise, demande aussi Jean-Paul II, qui invite les prêtres à offrir aux partenaires concernés un accompagnement marqué par «l’ouverture du

coeur» et par le souci de «leur faire comprendre que, même s’ils ont enfreint le lien du mariage, ils ne doivent pas désespérer de la grâce de

Dieu qui veille sur leur chemin».

La préoccupation du pape va aussi aux nombreuses personnes, qui surtout

dans les pays économiquement développés, se retrouvent, à cause d’une séparation, dans la condition de personnes abandonnées, «particulièrement lorsqu’il s’agit de personnes que l’on ne peut rendre responsables de l’échec

du mariage».

Et le pape de conclure par une exhortation à la «confiance à l’égard de

tous ceux qui vivent dans des situations aussi dramatiques et douloureuses». «Il ne faut cesser d’espérer contre toute espérance», poursuit-il en

citant saint Paul (Rm 4,18), avant d’indiquer l’objet de cette espérance :

«même ceux qui se trouvent dans une situation non conforme à la volonté du

Seigneur pourront obtenir de Dieu le salut, s’ils savent persévérer dans la

prière, la pénitence et l’amour vrai». (apic/imedia/be)

24 janvier 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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