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Rome: Jean-Paul II entrera à l’hôpital dimanche (041096)

Opération de l’intestin probablement mardi

Rome, 4octobre (APIC) Jean-Paul II entrera à l’hôpital Gemelli dans la

soirée du dimanche 6 octobre, a annoncé le Vatican vendredi. Il sera admis

dans le service de chirurgie du professeur Francesco Crucitti, qui l’a déjà

opéré à deux reprises, après l’attentat de 1981, puis en 1992 pour l’ablation d’une tumeur aux intestins.

De source vaticane autorisée, on indique que l’intervention chirurgicale

devrait avoir lieu le mardi 8 octobre, mais rien n’a encore été précisé, ni

par le Vatican, ni par l’hôpital Gemelli.

Jeudi soir, le directeur de la salle de presse du Vatican a – pour la

énième fois – démenti formellement que Jean-Paul souffre d’un cancer. Il

répondait ainsi à une rumeur persistante, en se référant à la déclaration

officielle du médecin personnel du pape, le docteur Renato Buzonetti.

Dans un communiqué publié le 14 septembre, le Dr Buzonnetti avait en effet annoncé une intervention chirurgicale pour soigner des «épisodes inflammatoires récurrents de l’appendice», en excluant «toute pathologie néoplastique endoabdominale» (à savoir un nouveau cancer). Il appuyait son

diagnostic sur une série d’examens, dont les résultats avaient été examinés

par un groupe de quatre éminents médecins: F. Crucitti (Hôpital Gemelli),

G. Ribotta, directeur de l’institut de chirurgie de l’Université romaine La

Sapienza, P. Marano, directeur de l’Institut de radiologie de l’Université

catholique de Rome, et C. Colagrande, directeur de l’institut de Radiologie

de l’Université de Chieti.

Le professeur Ribotta, explique dans le «Corriere della Sera» de vendredi : «Jean-Paul II subira une intervention simple et assez brève. Il ne

devra pas se soumettre à des examens particuliers dans les heures qui précéderont l’intervention. Il devra observer une diète.» Le professeur exclut

que le pape soit opéré par laroscopie en raison des «adhérences» – en fait

des cicatrices – qui se sont formées sur la paroi intestinale du pape lors

des deux interventions chirurgicales précédentes (attentat en 1981 et tumeur en 1992).

Dans une interview publiée par «La Repubblica», Susan Levenstein, un médecin américain qui exerce à Rome pour une clientèle internationale, considère que le diagnostic émis par le docteur Buzonnetti est «un vieux diagnostic. Il ne se fait plus. Une appendicite chronique n’existe pas. On en

trouve au maximum une sur un million». (apic/imed/mp)

4 octobre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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