Le texte contient 62 lignes (max. 75 signes), 693 mots et 4655 signes.

apic/rome le pape parle du diaconat permanent

Rome: «Le diacre permanent n’est pas un fonctionnaire», dit le pape

Rome, 30 novembre(APIC) «Le diacre permanent n’est pas un employé ni un

fonctionnaire ecclésiastique à temps partiel, il est un ministre de l’Eglise. Etre diacre n’est pas une profession, c’est une mission!», a rappelé

jeudi Jean-Paul II. Le pape, qui s’adressait aux participants de l’assemblée plénière de la Congrégation pour le Clergé, a annoncé un document à

venir sur «la vie et du ministère des diacres permanents».

Le pape a dressé une sorte de portrait robot du diacre permanent, dont

le ministère a été relancé par le Concile Vatican II et dont l’évolution

reste sous observation. «Il convient d’avancer sur la base de recherches

théologiques soignées et avec un sens pastoral prudent» a-t-il déclaré, car

«la vocation du diacre permanent est un grand don de Dieu à l’Eglise».

La session de la Congrégation pour le Clergé était consacrée cette année

au ministère et à la vie des diacres permanents, que le pape résumé «en un

seul mot, la fidélité»: à la tradition, au magistère, à l’engagement pour

la nouvelle évangélisation, qui implique «un respect sincère de l’identité

théologique, liturgique, canonique, propre au sacrement conféré au diacre».

Sacrement de l’Ordre, le diaconat «est axé sur l’aide et le service» au

prêtre et à l’évêque. Il y a donc dans le sacrement de l’Ordre trois

grades, dont deux expriment une participation sacerdotale (prêtre et

évêque), et «un grade de service».

Pourtant, au moment de l’ordination, le diacre reçoit une «configuration

particulière au Christ». La grâce sacramentelle lui donne la force

nécessaire pour servir le peuple de Dieu dans «la diaconie de la liturgie,

de la Parole et de la charité, en communion avec l’évêque et son

presbyterium». Par ailleurs, ce sacrement donne au diacre «un caractère

spirituel indélébile», qui implique qu’»il n’est plus, par conséquent, un

laïc et ne peut le redevenir, comme tel, au sens strict», a affirmé

Jean-Paul II.

Après avoir établi les caractéristiques essentielles de la vocation ecclésiale du diaconat, le pape a tiré cette conséquence : le diacre «doit se

donner à l’Eglise, et le témoigner par son comportement extérieur», marqué

par «un fort sens de l’unité» et «le respect des différents charismes et

des différentes fonctions». «C’est seulement à la condition que chacun se

tienne à ses propres devoirs que la communion devient effective et que chacun peut réaliser pleinement sa propre mission, a-t-il précisé.

Le pape a décrit ensuite les fonctions du diacre: «assister l’évêque et

le prêtre dans la célébration des mystères divins, surtout l’Eucharistie,

la distribuer, assister et bénir le mariage, proclamer l’Evangile et prêcher, présider les funérailles, et se dédier à différents services de la

charité». Autant de tâches qui requièrent pour tous les diacres, qu’ils

soient célibataires ou mariés, «une disposition spirituelle d’entier dévouement». Dans certains cas, a noté le pape, le service diaconal doit être

rendu compatible avec l’accomplissement d’autres obligations, mais cela ne

doit pas se faire «avec la conscience et l’attitude pratique d’être un diacre à temps partiel». Le diacre n’est pas un «fonctionnaire ecclésiastique»

et le diaconat «n’est pas une profession, c’est une mission».

Jean-Paul II a observé que «de nombreux problèmes restent à résoudre».

Le diacre, a-t-il dit, doit être un homme «ouvert à tous», qui «évite des

attitudes ou des positions qui pourraient le faire apparaître comme quelqúun qui a des partis pris». Il doit, au contraire, chercher l’unité et

éviter autant que possible d’être une occasion de conflit ou de désunion.

En outre, en cas de veuvage, le diacre ne peut se remarier. Enfin, il n’est

pas exclu que des jeunes puissent se dédier au diaconat permanent en s’engageant au célibat.

Le pape a conclu en parlant de «la spiritualité diaconale», dont la première caractéristique est «l’esprit de service», à rendre «en tout premier

lieu à l’évêque et au prêtre, dans le culte liturgique et dans l’apostolat». La deuxième caractéristique de la vie diaconale est «une profonde vie

intérieure soutenue par la pratique des exercices de piété, conseillés par

l’Eglise». Une troisième tient dans «l’unité de vie» que l’on ne peut atteindre, comme l’enseigne Vatican II, que par «une profonde union avec le

Christ». (apic/jmg/mp)

30 novembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
Partagez!