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apic/Rwanda/ massacres

Rwanda: Les massacres continuent (160896)

Amnesty international dénonce l’armée et les milices

Londres, 16août(APIC) Les massacres de civils continuent au Rwanda. Pour

la période allant d’avril à juillet, Amensty international a dénombré 650

victimes. Ces massacres sont l’oeuvre de l’Armée patriotique rwandaise

(APR) et des groupes d’oppositions armés. La communauté internationale ferme les yeux sur les violations des droits de l’homme commises par le régime

en place à Kigali.

Les victimes ont été tuées à cause de leur origine ethnique, parce qu’on

les soupçonnait de collaboration avec «l’ennemi» ou parce qu’elles avaient

tenté de dire la vérité. Parfois leur seul «tort» a été de se trouver au

mauvais endroit au mauvais moment, dénonce l’organisation de défense des

droits de l’homme.

Aux attaques commises par des groupes d’opposition armés formés d’anciens membres de l’armée rwandaise ou de miliciens, l’APR répond par des

exécutions extrajudiciaires de civils non armés. Les soldats ont tué un

grand nombre de personnes lors d’opérations de ratissage. Les 5, 9 et 10

juillet, 22 personnes auraient été tuées à Karago, préfecture de Gisenyi.

Les 9 et 10 juillet, quelque 100 personnes ont péri à Giciye (Gysenyi), et

à Nyamutera (Ruhengeri) abbattues par les militaires. Au moins 47 autres

ont été tuées à Ramba (Gisenyi) le 13 juillet. Le 27 juin, ce sont les

groupes d’opposition qui ont tué 28 personnes à Giciye.

Apparamment, l’APR se sert de la nécessité de ’combattre l’ennemi’ comme

prétexte pour éliminer tous ceux dont la présence ou l’influence semble

consituer une menace pour le gouvernement en place, affirme Amnesty.

Les personnes qui à l’intérieur du pays osent dévoiler les violations

commises par les forces gouvernementales font l’objet de menaces, de manoeuvres répétées d’intimidation et d’arrestation. Elles sont en outre stigmatisées comme ’génocidaires’ ou rebelles partisans des milices de l’ancien

régime, relève Amnesty.

L’absence d’informations librement disponibles conforte certains gouvernements étrangers et certaines ONG dans l’idée que les violations des

droits de l’homme perpétrées par le gouvernement actuelles son négligeables, déplore Amnesty. Ce qui a pour conséquence que la communauté internationale, consciemment ou inconsciemment ferme les yeux sur la situation

réelle dans le pays. (apic/com/mp) .

16 août 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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