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apic/Rwanda/Réfugiés Caritas
Réfugiés rwandais et retour volontaire:
Caritas Internationalis demande d’en assurer les conditions (261095)
Bruxelles, 26octobre(APIC) Caritas Internationalis demande que soient assurées les conditions d’un retour volontaire des réfugiés rwandais. Oui à
ce type de retour, mais non à toute forme d’intimidation, dit l’organisation, inquiète de l’attitude des autorités zaïroises.
Au lendemain de l’expulsion brutale de près de 15’000 réfugiés, Caritas
redoute les effets de la menace d’expulsion (dont l’exécution est prévue
avant le 1er janvier 1996), qui crée déjà une nouvelle instabilité dans les
camps. «La peur des réfugiés, qui craignent un emprisonnement arbitraire,
et le reniement international des besoins de la population locale zaïroise
avaient déjà contribué largement à cette instabilité qui menace la région
entière dans son économie, sa survie et sa pacification», souligne Johan
Ketelers, porte-parole du Secours International de Caritas.
Caritas Internationalis est favorable au retour des réfugiés, mais rejette toute forme d’intimidation. L’organisation dit s’employer à donner
une information objective aux réfugiés afin de préserver leur droit au libre choix, et exprime son inquiétude quant à la sécurité et au manque de
structures d’accueil pour les réfugiés qui peuvent rentrer chez eux: «Endehors des camps de transit du HCR et des procédures rwandaises de sélection pour identifier les génocidaires présumés, trop peu de structures sont
mises en place pour assurer un retour organisé de 2 millions de personnes
dans leurs communautés d’origine».
Caritas Internationalis demande avec insistance au gouvernement rwandais
et à toutes les institutions compétentes de mettre sur pied une structure
qui pourra favoriser un dialogue qui est «indispensable à la reconstitution
du tissu social qui doit réunir toute la population rwandaise et favoriser
une société harmonieuse». Elle s’adresse enfin à la communauté internationale pour qu’elle prenne toutes les mesures nécessaires pour que la sécurité des réfugiés qui rentrent au pays soit garantie, que des solutions tangibles soient développées pour tous ceux qui ne sont pas disposés à rentrer
de manière volontaire, que des structures justes et indépendantes soient
élaborées au Rwanda et que les droits de l’homme soient scrupuleusement respectés.
Caritas réclame en conclusion des «solutions durables», car «toute aide
humanitaire est temporaire de par sa nature et ne pourra jamais se substituer aux solutions politiques attendues depuis trop longtemps». (apic/cippr)




