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apic/S.Egidio/Algérie
Algérie: Le ministre algérien des Affaires étrangères
qualifie de positive la «plate-forme» signée à Rome (220295)
La communauté S. Egidio salue une possible ouverture des autorités du pays
Rome, 22février(APIC/CIP) La Communauté de S. Egidio attend confirmation
d’une ouverture de la part des autorités algériennes, à la suite des déclarations du ministre algérien des Affaires Etrangères selon lequel la plateforme signée à Rome par l’opposition algérienne contiendrait «des idées positives». La Communauté de S. Egidio, qui a pris l’initiative de la concertation, salue cette «nouveauté».
Alors que se déploie une offensive de la terreur et que l’on assiste à
une augmentation de la violence, la plate-forme de Rome apparaît toujours
plus à la Communauté comme «une base crédible et, surtout, la seule existante pour ouvrir un dialogue sérieux» entre les protagonistes de la crise
algérienne, à savoir le gouvernement du président Zéroual, l’armée et toutes les forces politiques et sociales de l’opposition.
Ces dernières semaines, le texte de Rome a été considéré par les diplomaties occidentales comme le point de départ significatif pour sortir du
«massacre» actuel, note la Communauté de S. Egidio: «A plusieurs reprises,
de nombreux gouvernements amis de l’Algérie, depuis l’Union Européenne jusqu’aux Etats-Unis, ont fait crédit au ’Contrat de Rome», en invitant à
l’ouverture d’un dialogue sur la base de ce Contrat».
Ce contrat, rappelle la Communauté, contient un refus explicite de la
violence comme moyen de conserver le pouvoir ou d’y accéder, l’acceptation
de la démocratie, de la méthode de l’alternance et de l’Etat algérien issu
de la guerre de libération. Non moins importante, ajoute le communiqué, est
l’offre faite par la «Plate-forme de S. Egidio» à l’actuel gouvernement
d’une transition avec «garanties réciproques».
«Des idées positives»
Alors que le gouvernement algérien avait jusqu’ici repoussé cette offre
de paix «globalement et dans les détails», la considérant comme une «ingérence», et qu’une violente campagne de presse était menée contre la «Plateforme» romaine, Salah Dembri, ministre algérien des Affaires Etrangères,
vient de déclarer à l’hebdomadaire «Tiempo» que celle-ci «contient des idées positives propres à favoriser le dialogue national, à défendre la démocratie, à rétablir le processus électoral et à définir la participation aux
institutions de transition». (apic/cip/pr)




