Le texte contient 31 lignes (max. 75 signes), 335 mots et 2236 signes.

apic/Saint-Siège/Syndicats/Economie

Saint-Siège et globalisation de l’économie:

non au capitalisme sauvage, au démantèlement de l’état social (031296)

Rome, 3décembre (APIC) «En ce moment, notre solidarité va plutôt du côté

des syndicats», a expliqué mardi Mgr Diarmund Martin, membre du Conseil

Pontifical Justice et Paix. Il rendait compte à la presse d’une rencontre

de deux jours (2- 3 décembre), organisé par cet organisme du Vatican avec

une trentaine de représentants de syndicats du monde entier.

Cette rencontre pourrait donner lieu à la publication d’un document du

Saint-Siège sur le thème du défi que constitue pour l’Eglise la globalisation de l’économie, a ajouté Mgr Martin, sans préciser aucune date, ni assurer que ce document verra le jour.

«Alors que la mondialisation de l’économie s’inspire trop de la philosophie et de l’idéologie néo-libérale, les travailleurs se trouvent dans une

situation de faiblesse», constate Mgr D. Martin. Il importe donc, a-t-il

affirmé, «de garantir aux syndicats une présence pour que le dialogue dans

la construction de la nouvelle société mondiale globalisée ne se fasse pas

seulement à deux et demi, entre gouvernements et entreprises, mais à trois,

avec les syndicats».

Sauf cette constatation, la réunion du Vatican n’avait pas pour objet

une action précise dans le domaine social ou une prise de position pour tel

ou tel type d’action syndicale. «Nous sommes les promoteurs, a souligné Mgr

D. Martin, d’une vision communautaire et non sectaire de la globalisation

de l’économie».

Pour le Vatican, a souligné Mgr Martin, il s’agissait d’»explorer un

terrain nouveau» pour avoir une sorte de «radiographie» de la situation du

monde syndical aujourd’hui, dès lors que «nous sommes en train d’assister à

une reconstruction de l’économie par la globalisation».

Cette globalisation n’est pas un mal, ont estimé les participants, pour

autant, a expliqué Mgr Martin, que l’on prenne garde à céder à la tendance

«à donner libre cours au capitalisme sauvage et au retrait progressif de

l’intervention des gouvernements et au démantèlement de l’Etat social». La

conséquence, selon Mgr Martin, «c’est à court terme, des perdants, comme

les pays les plus pauvres et les groupes les plus pauvres». (apic/imed/pr)

3 décembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!