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Sao Paulo: 4e anniversaire du vicariat de la communication du diocèse

Le cardinal Arns reçoit 400 journalistes (220596)

Sao Paulo, 22mai(APIC) Plus de 400 journalistes ont participé à l’invitation du cardinal Paulo Arns, a la célébration du 4e anniversaire de la

création du vicariat de la communication du diocèse de Sao Paulo. Quelquesunes des personnalités brésiliennes les plus connues ont souligné l’importance des médias dans la société sud-américaine.

Clovis Rossi, journaliste à «Folha de Sao Paulo», quotidien de renommée

nationale, a rappelé que la grande presse est liée aux lois du marché. Seule l’organisation des mouvements sociaux de base peuvent obliger «l’agenda

du marché» à s’ouvrir quelque peu et créer ainsi des événements qui seront

couverts par les médias. Il a valorisé la force des organisations populaires et non-gouvernementales (ONG). Les pays riches savent déjà que s’il n’y

a pas un partage économique des richesses mondiales, les pauvres envahiront

les villes des pays riches. Cette perspective, à défaut de celle de la justice, oblige les riches à penser aux pauvres.

Le dominicain Frei Betto, journaliste et écrivain, a évoqué les heures

où il était prisonnier politique dans les geôles de la dictature militaire.

Il a raconté comment les informations de la vie de la prison arrivaient en

Europe à travers un «contrebandier» qui se nommait le cardinal Arns… Le

massacre des 19 paysans d’Eldorado dos Carajas a été appelé de «massacre» et non pas de «confrontation» – parce qu’il fut filmé, divulgué dans tout

le pays et dans le monde entier.

Comment aujourd’hui annoncer les exigences éthiques à travers des médias

orientés sur les intérêts économiques, dans la perspective de la société de

consommation? Pour Frei Betto l’Eglise catholique brésilienne manque encore

d’un service professionnel d’information qui pourrait fournir des articles

aux milliers de petits journaux et radios à l’intérieur du pays.

De son coté Père «Zézinho», José de Oliveira de son vrai nom, le plus

connu des créateurs populaires de chants d’église au Brésil a estimé qu’il

n’était qu’un petit prophète à coté de Frei Betto et du cardinal Arns. Ils

sont des prophètes qui savent, quand c’est nécessaire, parler avec colère,

en questionnant le destin de notre pays, comme ils l’ont fait durant la

dictature militaire. «Je suis un petit prophète, chantant des musiques simples qui peuvent être répétées par n’importe qui. Je compose une musique

qui va à la rencontre des sentiments et de la tendresse. Petits et grands

prophètes doivent travailler ensemble et aider le peuple à crier leurs

droits de citoyens», a conclu Zézinho. (apic/em/ba)

22 mai 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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