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apic/SCOD/Congrès Canada
Rotterdam: La SCOD en Congrès au Canada (180795)
La banque alternative oecuménique a investi cette année
plus de 7 millions de francs suisses de prêts dans le tiers monde
Ancaster (Canada), 18juillet(APIC/CIP) La Société de Coopération Oecuménique pour le Développement (SCOD) qui vient de fêter ses vingt ans, a réuni ses responsables et les représentants de ses partenaires nationaux à Ancaster (Toronto) au Canada pour discuter des soutiens à accorder à de nouveaux projets de développement dans le tiers monde. Le Conseil d’administration de la SCOD a approuvé des prêts pour un montant de 7,5 millions de
francs suisses en faveur d’une dizaine de projets de développement.
Fondée en 1975 à Rotterdam, à l’initiative du Conseil Oecuménique des
Eglises (COE), la SCOD soutient par ses prêts depuis 20 ans des projets
coopératifs dans divers pays du monde. Ces projets, appuyés sur place par
des responsables d’Eglise ou des associations ecclésiales, doivent d’abord
leur vitalité aux efforts des populations concernées.
La SCOD réunit la plus grande partie de son capital grâce aux efforts de
milliers d’épargnants regroupés au sein de 86 associations de soutien en
Europe, au Canada et aux Etats-Unis. Au cours des deux dernières années, ce
capital est passé de 70 millions à plus de 160 millions de francs suisses.
Une bonne partie de la rencontre au Canada a consisté en échanges d’informations entre les organisations associées. On ne s’en étonnera pas :
c’est aux Pays-Bas, où la Coopération oecuménique repose déjà sur une riche
tradition, que la SCOD a fait sa plus forte percée, avec 3’000 adhérents
réunissant un capital de 80 millions. L’association de soutien de l’Allemagne, qui a débuté son activité quatre ans plus tard, atteint déjà 1’900
membres. Elle a multiplié ses efforts pour toucher les catholiques, trop
minoritaires, à ses yeux, à la faveur notamment du rassemblement annuel du
Kirchentag.
Aux Etats-Unis, l’organisation est surtout présente en Californie, où
ses responsables ont trouvé une formule de prêts à intérêts plus élevés
pour les créanciers. L’association mère basée à Chicago a repris la formule
en proposant 4% et 3% d’intérêts pour des investissements étalés sur dix ou
cinq ans. La Pennsylvanie a même pu obtenir un investissement de 3 millions
de francs suisses, de la part de la Fondation Ford.
En Suisse, le capital-actions récoltés auprès de personnes individuelles
ou d’associations religieuses s’approchait, en 1994, de 9 millions de
francs.
La prochaine réunion du Conseil d’administration de la SCOD se tiendra
en novembre à Harare, capitale du Zimbabwe. (apic/cip/ba)




