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apic/Secours populaire/France/50 ans

Paris: Le Secours populaire français fête ses 50 ans

Paris-Bercy capitale de l’humanitaire pendant 3 jours (201295)

Paris, 20décembre(APIC) Pour son cinquantième anniversaire qu’il fête du

21 au 23 décembre, le «Secours populaire français» (SPF) entend faire de

Paris-Bercy la capitale de l’humanitaire. Trois jours de festivités… dans

un libre-service de la solidarité.

Créé en novembre 1945 à la suite de l’initiative d’un groupe de résistants qui s’étaient organisés pour envoyer en vacances 400 enfants de déportés, prisonniers ou résistants, le SPF a fait son chemin depuis. Puisque

l’organisme caritatif dispose actuellement d’un millier de permanences

d’accueil et de solidarité réparties dans les villes, les banlieues et jusque dans les zones rurales de France. S’y ajoutent les plus souvent des relais de santé, une friperie, une bibliothèque et des antennes décentralisées (4’000 au total).

L’action du SPF est soutenue par quelque 13’400 bénévoles dont un peu

plus de 2’000 assurent l’accueil, le soutien et les aides ponctuelles. Mille autres participent à des actions spécifiques d’insertion: insertion à

visée professionnelle, lutte contre l’illetrisme… En 1994, le SPF a aidé

240’000 familles, dont 27% sont «allocataires du RMI», et 86’000 personnes

seules. Au total ce sont 900’000 donateurs et 70’000 bénévoles associés au

SPF, qui aident plus d’un million de personne via 1’920 programmes dans 87

pays.

Les festivités qui se dérouleront du 21 au 23 décembre à Paris-Bercy

comprendront, outre de nombreux espaces rencontres entre les 60 délégations

étrangères, le 25e Congrès national du SPF, des démonstrations sportives

ainsi qu’une grande fresque opéra qui réunira plus de 400 artistes. Pendant

ces trois jours, 16’000 familles prendront part à un grand «libre-service

de la solidarité».

Léon Dujardin, prêtre lié à la Mission de France, souligne que le SPF,

où il est permanent depuis plus de 20 ans, est membre de l’Union nationale

des oeuvres privées sanitaires et sociales (Uniops) qui regroupe 30 associations humanitaires. Comme tel, le SPF attire l’attention des pouvoirs

publics sur l’urgence qu’il y a à prendre en compte les 5 millions d’exclus

ou personnes en situation de précarité, via une loi cadre sur la lutte contre la grande pauvreté nationale. «Le sommet social du 21 décembre peut en

être l’occasion», estime-t-il. (apic/jcn/pr)

20 décembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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