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apic/Semaine pour l’Unité/ l’archevêché orthodoxe de France/
Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens
Plein feu sur l’archidiocèse orthodoxe de France et d’Europe occidentale
Namur, 17janvier(APIC) Chaque année, la Semaine de prière pour l’Unité
des chrétiens est l’occasion de mieux connaître les autres confessions. Le
bulletin «Communications» du diocèse de Namur, en Belgique, part cette année à la découverte de l’archidiocèse orthodoxe de France et d’Europe occidentale.
A défaut de données statistiques, on évalue entre 150 et 200’000 le nombre d’orthodoxes en France. Il s’agit principalement de personnes issues
de l’immigration russe et grecque ou plus récemment arrivées de pays comme
la Yougoslavie et le Liban ainsi que de Français de souche, qui ont choisi
de vivre leur foi au sein de l’orthodoxie.
L’archidiocèse orthodoxe de France et d’Europe occidentale est un ancien
diocèse de l’Eglise russe, fondé en 1921 et érigé en exarchat du patriarcat
oecuménique de Constantinople pour les paroisses russes d’Europe occidentale. L’archevêché a été un des centres religieux majeurs de l’émigration
russe après la Révolution de 1917. Les cercles religieux attachés à la cathédrale St-Alexandre Nevsky et à l’Institut St-Serge à Paris ont fourni une
contribution considérable au dialogue oecuménique, aussi bien qu’à la spiritualité et à la musique des Eglises occidentales, peut-on lire dans le
bulletin «Communications».
Immigrations successives
Les immigrations successives expliquent que la majorité des 75 paroisses
orthodoxes de France utilisent encore, dans la liturgie, la langue en usage
dans les Eglises d’origine: grec, slavon (pour les Russes et les Bulgares),
roumain, serbe, géorgien, arabe. Le français y trouve cependant une place
grandissante et est déjà la langue habituelle de plusieurs communautés.
Outre les paroisses, il faut mentionner l’existence de plusieurs communautés monastiques et ermitages, de mouvements de jeunesse, de fraternités
d’orthodoxes disséminés. Quant aux prêtres, pour la plupart mariés, ils
exercent souvent un métier.
Les paroisses constituées ont été rattachées, dès l’origine, à divers
diocèses, dépendant de patriarcats d’Europe de l’Est ou du Proche-Orient.
Formé pour permettre aux juridictions canoniques d’adopter des positions
communes dans les relations oecuméniques, le Comité interépiscopal orthodoxe en France est une instance de concertation et de coordination. Il est
placé sous la présidence du métropolite Jérémie, représentant du patriarche
oecuménique Bartholomée Ier de Constantinople. Il comprend des représentants des patriarcats de Constantinople, d’Antioche et de Moscou, ainsi que
des délégués des évêques de Serbie, de Roumanie et de Bulgarie qui résident
à l’étranger.
L’Institut St-Serge, dont la réputation théologique n’est plus à faire,
joue un rôle essentiel dans ce rayonnement de l’orthodoxie en France, malgré l’insuffisance de ses moyens financiers.
Avec l’Eglise catholique-romaine, la Fédération protestante de France et
l’Eglise apostolique arménienne, l’Eglise orthodoxe participe au Conseil
d’Eglises chrétiennes en France, organe d’échanges et de dialogue créé en
1987 pour promouvoir la réflexion oecuménique et le témoignage commun des
chrétiens dans la société. (apic/cip/mp)




