Le texte contient 60 lignes (max. 75 signes), 645 mots et 4146 signes.
apic/SES/Fête centrale/Sion
Sion: Fête annuelle de la Société des étudiants suisses (280894)
Promouvoir la formation politique et éthique
Sion, 28août(APIC) La Société des étudiants suisses (SES), réunie pour sa
fête annuelle du 26 au 28 août à Sion, a décidé en collaboration avec le
Parti démocrate chrétien suisse, de la création d’une académie d’inspiration chrétienne destinée à la formation politique et éthique de leurs membres. La SES a en outre admis la limitation à un an et au niveau du minimum
vital des prestations de chômage aux jeunes ayant achevé leurs études secondaires supérieures ou universitaires. L’assemblée générale a enfin condamné le projet de ’numerus clausus’ pour les études en médecine dans les
cantons de Berne et Zurich. Au chapitre statutaire la SES a élu à sa tête
le Lucernois Serge Karrer, licencié en droit de l’Université de Fribourg.
Le ministre autrichien des affaires étrangères, Aloïs Mock, le conseiller fédéral Flavio Cotti et le cardinal Henri Schwery, évêque de Sion,
était les hôtes d’honneur de cette fête centrale. Parlant de l’Europe, le
ministre autrichien a regretté le refus de la Suisse d’adhérer à l’EEE et à
invité à voir dans l’Union européenne «la plus grande aventure de paix pour
l’Europe, une chance que la Suisse ne devrait pas rater». Falvio Cotti a
rappelé pour sa part son passage à la vice-présidence de la SES, au début
des années 60, à une époque où l’on discutait déjà de l’intégration de la
Suisse dans l’Europe. Le conseiller fédéral a relevé «l’amitié totale et
sans nuage» qui lie l’Autriche et la Suisse, espérant que la Confédération
profitera des acquis de celle-là sur le plan européen. A propos de l’isolement actuel de la Suisse, Flavio Cotti a souligné que «nous semons aujourd’hui pour récolter demain».
Le nouveau président, Serge Karrer, a développé le thème de l’année à
venir pour la SES «L’éducation dans le prochain millénaire». A cet égard
l’assemblée a condamné les projets de ’numerus clausus’ pour les études en
médecine à Berne et à Zurich. Un ’numerus clausus’ provoque une dévaluation
de la maturité et implique automatiquement l’arbitraire lors du choix des
étudiants «dignes» d’accéder à la médecine. C’est à Fribourg que le projet
d’une académie d’inspiration chrétienne pourrait voir le jour en lien avec
le PDC Suisse et dans une perspective d’ouverture aux autres organisations
et institutions qui partagent les valeurs de l’éthique chrétienne, a noté
le président.
La SES apporte en outre son soutien au délai de carence proposé par le
parlement pour les étudiants au chômage. Elle est d’avis qu’il suffit de
garantir aux bacheliers et aux académiciens au chômage le minimum vital
pendant un an.
La journée de dimanche a commencé par la messe dite à la cathédrale de
Sion par le cardinal Schwery. L’évêque de Sion a souhaité que cette célébration réunisse les étudiants non seulement conformément à la tradition,
mais surtout conformément à leurs convictions. Dans son homélie, Mgr Schwery a invité à donner une dimension morale à l’économie et à la politique en
se basant sur «des critères fondés dans la Vérité». Il a encouragé les jeunes à éviter «la dispersion vaine et folle derrière des stars sans lendemain». Parlant de l’amour humain, le cardinal a déploré qu’il se résume
trop souvent à la technique du préservatif, en escamotant ou en trahissant
l’enseignement de l’Eglise. (apic/id/mp)
Encadré
Un siècle et demi d’histoire
La SES a été fondée en 1841, à la veille de la guerre du Sonderbund.
Rassemblant à l’origine les étudiants catholiques des hautes écoles suisses, elle entendait promouvoir leur présence dans une Confédération dominée
alors par les protestants libéraux.
Forte de 8’500 membres – 1’500 actifs et 7’000 anciens – la SES dont la
devise est «Amitié, science et vertu» veut développer les contacts entre
ses membres, approfondir leur foi et leur engagement chrétien et promouvoir
la formation. La SES compte 61 sections dans les différentes régions linguistiques du pays. (apic/id/mp)



