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apic/Sicile/Eglise et Mafia/Excuses envisagées
Sicile:L’Eglise veut faire son autocritique(290695)
Trop d’omissions face à la mafia et à certains notables de la DC
Palerme/Monreale, 29juin(APIC) L’Eglise catholique en Sicile a l’intention de faire son autocritique pour ses omissions face à la mafia. De
l’avis de la Conférence diocésaine de Palerme, l’Eglise sicilienne doit
demander pardon et s’excuser auprès de ses fidèles pour ses manquements
passés. La proposition de la Conférence diocésaine est contenue dans un document qui doit être présenté lors du Congrès national de tous les diocèses
d’Italie qui se tiendra en novembre prochain à Palerme.
Selon le quotidien milanais «Corriere della Sera» de mercredi, il s’agit
ici avant tout du soutien que l’Eglise a apporté des décennies durant à des
notables démocrates-chrétiens en cheville avec la mafia ainsi que les
relations entretenues par des membres du clergé avec des représentants du
crime organisé.
Dans le document de la Conférence diocésaine, on demande également l’excommunication des marchands d’armes. Aux avant-postes de la lutte contre la
mafia – qui n’hésite pas à menacer, voire à tuer des prêtres -, le cardinal
palermitain Salvatore Pappalardo a rappelé à plusieurs reprises ces dernières années aux «mafiosi» qu’ils étaient automatiquement excommuniés.
L’archevêque de Monreale dans le collimateur de la justice italienne
L’archevêque de Monreale, près de Palerme, Mgr Salvatore Cassisa, est
dans le collimateur de la justice italienne sous l’accusation d’avoir détourné des fonds en provenance de l’Union Européenne. Selon le ministère
public à Palerme, deux employés de l’Institut provincial pour l’agriculture
sont également impliqués dans cette affaire. Mgr Cassisa est accusé d’avoir
mal utilisé un montant de 750 millions de lires accordé il y a quelques années par la Communauté Européenne pour la destruction de pieds de vigne sur
des terres appartenant à la curie archidiocésaine. L’état des vignes n’aurait pas été du tout en rapport avec l’importante contribution qui avait
été versée.
Fin 93 déjà, Mgr Cassisa avait été soupçonné dans une affaire de potsde-vin liée à la rénovation de sa cathédrale. Il fut ensuite accusé de
s’être approprié indûment un legs d’une valeur de 1,6 milliards de lires
(environ 1,45 millions de francs de l’époque). La police avait alors perquisitionné l’appartement du secrétaire de l’archevêque, le suspectant
d’accointance avec la mafia. (apic/cic/be)



