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apic/Slovénie/ discussions Eglise-Etat

Slovénie: le gouvernement veut régler ses différends (200695)

avec l’Eglise catholique sans y associer le Vatican

Ljubljana, 20juin(APIC) Le gouvernement slovène souhaite arriver à un accord avec l’Eglise catholique sur les problèmes encore litigieux, entre autres sur les questions financières, mais il ne veut pas associer le Vatican

aux discussions. Réaction de Borut Kosir, représentant catholique à la commission mixte Eglise-Etat: «Il n’est pas question d’exclure Rome des discussions».

Le juriste Borut Kosir a participé la semaine dernière à la commission

mixte qui ne s’était plus réunie depuis une année. Il reproche maintenant

au gouvernement de faire pression sur l’Eglise catholique: «Le gouvernement

veut une déclaration commune de l’Eglise et de l’Etat adressée au Vatican

dans laquelle il serait précisé que l’Eglise catholique de Slovénie et

l’Etat slovène peuvent régler eux-mêmes leurs différends à la satisfaction

de tous».

Une telle déclaration, selon Borut Kosir, signifie en dernière analyse,

une mise à l’écart du Vatican. Il s’agit d’une tentative, déjà pratiquée au

temps de la période socialiste, de couper l’Eglise catholique en Slovénie

de sa direction romaine.

«Il faut un accord international»

Nous ne pouvons en aucun cas être d’accord cette manière de faire, poursuit le juriste. Le gouvernement prétend pouvoir règler entre quatre yeux,

et d’une manière satisfaisante, les différends existants entre l’Eglise et

les dirigeants du pays. On ne peut agir ainsi en se contentant seulement

d’informer le Vatican. Il faut au contraire procéder à un véritable accord

international comme cela se pratique avec beaucoup d’autres Etats.

La liste des questions litigieuses qu’il faut régler est longue. Elle

comprend le statut juridique de l’Eglise, mais surtout les questions financières, entre autres la question du retour à l’Eglise des propriétés confisquées par l’Etat durant la période communiste. Autres points à résoudre:

la place des aumôniers dans les hôpitaux et les prisons ainsi que la question de l’enseignement religieux dans les écoles, un problème où l’Etat

n’est pas encore entré en matière jusqu’à présent. Il s’agit aussi de savoir comment l’Etat va reconnaître les Facultés de théologie et les mariages religieux. Sans oublier l’étude du statut des aumôniers militaires et

de la dispense du service militaire pour les séminaristes et le clergé.

(apic/kpr/ba)

20 juin 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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